Au cœur de la Thuringe, dans la petite ville d’Altenbourg, un constructeur au nom lunaire a su tracer son sillon dans l’univers impitoyable des supercars : Apollo Automobil, anciennement connu sous le nom plus… gumptueux de Gumpert. Fondée par un ancien magnat d’Audi Sport, Roland Gumpert, cette marque a incarné la quintessence de l’ingénierie allemande, mêlant puissance brute, ingéniosité et design audacieux. Malgré une aventure industrielle cahoteuse marquée par une faillite retentissante et un rachat asiatique, Apollo Automobil est aujourd’hui célébrée, notamment grâce à ses modèles rares comme l’Apollo Intensa Emozione ou l’emblématique Gumpert Apollo. Cette histoire, pleine de rebondissements et d’innovations, reflète un combat passionné dans un univers dominé par des géants comme Bugatti, Lamborghini, Koenigsegg et Pagani. Plongeons ensemble dans le destin fascinant de cette marque hors norme, où chaque bolide est plus qu’une voiture : une légende sur roues.
L’ascension fulgurante de Gumpert : la naissance d’une supercar allemande hors normes
L’histoire commence en 2001, lorsque Roland Gumpert, un homme ayant officié en tant que président d’Audi Sport, décide de se lancer dans l’aventure automobile en créant sa propre marque, Gumpert. Avec un palmarès qui fait rêver – notamment sa contribution au système Audi Quattro –, il voudra proposer un monstre de performance capable de faire rougir les Porsche Carrera GT, Ferrari Enzo et autres démons surpuissants. Le pari ? Créer une supercar radicale, taillée pour la piste, mais homologuée pour la route. Le résultat s’appellera la Gumpert Apollo.
Le premier coup de théâtre survient dès 2005 avec le lancement de cette machine aux apparences agressives, presque vindicatives. Construite sur un châssis monocoque en carbone, elle embarque sous son capot un V8 Audi 4,2 litres biturbo modifié par le préparateur MTM pour développer jusqu’à 650 chevaux et un couple phénoménal de 850 Nm. Grâce à ce cocktail explosif, la Gumpert Apollo atomise le 0 à 100 km/h en environ 3,1 secondes tout en atteignant une vitesse de pointe de près de 360 km/h. Pour couronner le tout, elle reste étonnamment légère avec un poids plume de 1 200 kg.
Mais ses qualités ne s’arrêtent pas là : sa silhouette agressive est complétée par des portières « gullwing », clin d’œil élégant à la légendaire Mercedes 300 SL, et son efficacité sur circuits est attestée par un temps record sur la mythique boucle nord du Nürburgring, un terrain de jeu réservé aux monstres de vitesse. Ce chrono, qui donnait des sueurs froides aux Porsche et Ferrari d’alors, a fait d’elle une icône instantanée, un symbole de la quête allemande d’excellence technique mêlée à un esprit presque artisanal.
Malgré ces exploits techniques, la petite entreprise, qui ne produisait que quelques dizaines d’exemplaires de la Gumpert Apollo, se heurta à des problèmes financiers. Une faillite fut annoncée en 2012, temporairement évitée par un regain d’espoir lié à la prise de commandes. Mais en août 2013, ce fut le coup de grâce : Gumpert ne pouvait plus continuer. Une histoire d’investisseurs absents et d’un marché très concurrentiel, où même des marques prestigieuses comme Lamborghini, Bugatti ou Pagani règnent en maîtres, est venue saborder la jeune pousse d’Altenbourg.

| Caractéristique | Gumpert Apollo 2005 |
|---|---|
| Moteur | V8 4.2 L biturbo Audi modifié |
| Puissance | 650 ch |
| Couple | 850 Nm |
| 0 à 100 km/h | 3,1 secondes |
| Poids | 1 200 kg |
| Vitesse maximale | 360 km/h |
Pour qui veut plonger dans cette odyssée, le site Cyber Espace décrit admirablement le destin de la Gumpert Apollo, du rêve industriel à la fin brutale.
De Gumpert à Apollo Automobil : renaissance et évolution sous l’impulsion chinoise et hongkongaise
Après une sévère faillite et une disparition en 2013, on aurait pu parier que l’histoire de cette voiture d’exception s’arrêterait là, comme une étoile filante brûlant trop vite. Mais non, tel un Phénix mécanique, la marque renaît sous une autre identité : Apollo Automobil GmbH. Le rachat en 2014 par un investisseur chinois, suivi en 2016 par une prise de contrôle à la fois hongkongaise et chinoise, marque un tournant décisif dans la destinée du constructeur. C’est alors que l’ancien PDG Roland Gumpert est évincé, une vraie trahison d’entreprise digne d’un thriller financier.
Cette nouvelle équipe reprend le flambeau, reprenant le nom Apollo — clin d’œil évident à la gloire passée de la Gumpert Apollo — et oriente la société vers un positionnement encore plus exclusif, s’adressant aux aficionados des supercars rares et ultraperformantes. Le défi est de taille : faire face à des mastodontes comme Bugatti qui décline ses Veyron et Chiron, Lamborghini avec ses Huracan et Aventador, sans oublier Pagani et Koenigsegg, véritables spécialistes des hypercars artisanales et inabordables.
Pour marquer le retour, Apollo Automobil dévoile une série de concept-cars qui font saliver : l’Apollo Arrow présenté en 2016, avec son design taillé au scalpel et sa motorisation empruntée à Audi, reste une promesse jamais totalement concrétisée en version de série. L’année suivante, la supercar Apollo Intensa Emozione (souvent abrégée Apollo IE pour les amateurs de raccourcis bien sentis) fait une entrée fracassante en 2017. Ce bijou motorisé par un V12 atmosphérique 6,3 litres délivrant 780 chevaux, est une véritable déclaration d’amour à la brutalité mécanique et à l’artisanat de haut vol, produit en seulement dix exemplaires. Le tout avec un design agressif inspiré des voitures de course, capable de faire rougir de jalousie même les plus grands noms européens.
Cette phase d’accélération dans la modernisation des supercars allemandes illustre un changement stratégique : la recherche d’un artisanat encore plus pointu, mettant l’accent sur la rareté et le prestige dans un marché ultra concurrentiel. Le site Wikiwand offre un panorama complet de cette transition passionnante pour les amateurs d’automobile.

| Modèle | Moteur | Puissance | Production Limitée |
|---|---|---|---|
| Apollo Arrow (concept) | V8 Audi modifié | Environ 700 ch | Non produite en série |
| Apollo Intensa Emozione (2017) | V12 atmosphérique 6,3 L | 780 ch | 10 exemplaires |
Pour approfondir ce nouveau souffle, le site Supercars.net est un incontournable.
Un combat de titans : Apollo Automobil face aux géants italiens et suédois du luxe mécanique
Dans l’univers des supercars, les noms qui font vibrer les amateurs sont nombreux, avec Lamborghini et Pagani en tête d’affiche italienne, le suédois Koenigsegg toujours prêt à repousser les limites, ou encore Bugatti, le summum du luxe et de la vitesse. Apollo Automobil, malgré sa taille modeste, s’est obstinément taillé une place au soleil dans cet aréopage de stars mondiales.
This tiny German powerhouse is like the scrappy underdog in a fight against some of the most glamorous heavyweights of the car world. Apollo’s machines, whether the original Gumpert Apollo or the Intensa Emozione, pack punchy Audi and Volkswagen-based powertrains, combined with cutting-edge technology and crazy aerodynamic solutions.
What sets Apollo apart from the likes of Lamborghini or Bugatti? For starters, the brand doesn’t just aim for luxury but brute performance merged with track efficiency. Where Lamborghini might be media-friendly and Bugatti is the epitome of luxury GT, Apollo focuses on hardcore speed, challenging others on lap times as well as raw driving thrills. The Apollo IE, for instance, with its V12 naturally aspirated engine, echoes this philosophy by rejecting turbochargers to preserve a pure, screaming engine note reminiscent of classic race cars.
En résumé, que tu sois fan de l’aérodynamique agressive du Koenigsegg Agera ou de la stabilité monstre d’une Bugatti Chiron, Apollo Automobil t’offre une alternative allemande détentrice d’un héritage technique impressionnant, avec une touche d’exclusivité pour ceux qui veulent sortir des sentiers battus.
La comparaison entre ces titans, leurs forces et leur philosophie respective est parfaitement expliquée sur The Auto Zenith, où l’on saisit pourquoi la petite firme d’Altenbourg ne fait pas que de la figuration.
Les innovations techniques et le design singulier qui définissent l’ADN Apollo Automobil
Dans le monde des supercars, le diable se cache dans les détails. Apollo Automobil l’a bien compris avec un concentré d’innovations mêlant légèreté, puissance et aérodynamisme. Qu’il s’agisse de la Gumpert Apollo originelle ou de l’intense Apollo Intensa Emozione, chaque élément a été pensé pour optimiser l’expérience sur circuit et sur route.
Le châssis monocoque en fibre de carbone, par exemple, constituait une véritable prouesse technique dans les années 2000 pour un constructeur quasi-artisanal. En assurant une rigidité absolue avec un poids réduit, il confère aux modèles une agilité et une réactivité dignes des voitures de course. Cette quête de la performance au gramme près explique aussi le choix d’un moteur Audi V8 biturbo pour une puissance explosive, ainsi que la décision audacieuse de privilégier un moteur V12 atmosphérique pour l’Apollo IE, quitte à sacrifier la suralimentation au profit d’une sonorité pure et d’une montée en régime unique.
Les designers d’Apollo Automobil n’ont pas lésiné sur l’agressivité visuelle : les lignes des carrosseries sont sculptées pour maximiser l’appui aérodynamique sans sacrifier à l’esthétique instantanément reconnaissable. Par exemple, les sorties d’air sur le capot et les ailes arrière sont là pour évacuer la chaleur mais aussi pour canaliser les flux d’air afin d’améliorer la stabilité à haute vitesse.
Sur le plan mécanique, la boîte séquentielle à six rapports, combinée à une architecture de propulsion arrière, garantit un contrôle précis et une jouissance instantanée du couple sur route ou piste. La Gumpert Apollo, avec sa rapidité impressionnante, est un excellent exemple de cette synergie technique. Ajoutez à cela une suspension réglable et un système de freinage hautes performances, et vous comprenez que la supercar n’est pas seulement un accélérateur d’adrénaline, mais un véritable concentré de technologie raffinée et de savoir-faire d’exception.
Des analyses très détaillées dans Automobile Sportive illustrent parfaitement ces avancées technologiques de la marque.

Apollo Automobil dans l’avenir : vers une supercar électrique et durable ?
Alors que la planète accélère vers l’électrification, même les bâtisseurs de supercars ultra-puissantes doivent s’adapter. Roland Gumpert, l’homme derrière le nom, n’a pas disparu des radars : il a créé sa nouvelle aventure avec la start-up RG, qui mise sur une révolution technologique détonante avec la Nathalie, une supercar à pile à combustible carburant au méthanol. Une idée qui n’est pas tombée dans l’oreille d’un sourd et qui pourrait bien tracer la voie pour Apollo Automobil dans un futur proche.
En 2025, Apollo semble chercher à concilier son ADN de performance brute avec les exigences écologiques et réglementaires. Si la « Nathalie » n’est pas directement une Apollo, son lien avec l’histoire de Gumpert/Apollo est clair. Ce projet traduit une ambition : ne pas se contenter d’hommes et machines rugissants mais aller vers l’avenir avec responsabilité.
Les passionnés d’automobile, particulièrement ceux qui aiment lancer leur bolide sur circuit, observent donc avec curiosité ce virage. Car allier puissance phénoménale, respect de la planète et innovation n’est pas une mince affaire, mais Apollo Automobil semble bien décider à relever ce défi, à l’instar de marques allemandes emblématiques, en s’appuyant sur l’expérience de Volkswagen, Audi, et en observant les pistes ouvertes par ses concurrents comme Pagani et Koenigsegg sur l’hybridation et l’électrique.





