Au cœur du paysage automobile français, il existe une pépite souvent méconnue du grand public : Exagon Motors. Depuis sa création en 2004, cette marque a su allier avec panache l’audace technologique et la passion du sport automobile, à contre-courant de nombreux constructeurs traditionnels. Alors que le marché des voitures électriques commence à s’imposer en 2025, Exagon conserve une place unique, synthèse parfaite entre innovation radicale et maîtrise sportive. En guise d’ambassadeur d’un avenir plus propre, cette petite maison nivernaise s’est vite distinguée par son esprit pionnier, s’inspirant parfois des géants hexagonaux comme Renault ou Peugeot, tout en se forçant un chemin à part dans un secteur aussi concurrentiel que pointu.
Sa création par Luc Marchetti n’était pas un hasard ni un simple défi de plus. C’était un pari audacieux sur la mobilité électrisante, à une époque où les supercars électriques n’étaient que des chimères pour la plupart des passionnés. La saga d’Exagon Motors témoigne à la fois des avancées technologiques françaises et de la ténacité d’une équipe animée par une volonté d’innovation effrénée. Au fil des années, ses modèles comme la mythique Furtive-eGT ont marqué les esprits, brisant les stéréotypes du sport automobile électrique. Pour les férus de mécanique et d’histoire d’autos, plonger dans son évolution, c’est aussi comprendre le défi de marier puissance brute et conscience écologique. Une plongée fascinante dans le monde tumultueux d’une jeune marque qui a osé défier les lois du thermique avec un zest d’élégance à la française.
Les origines d’Exagon Motors : une aventure française entre passion et technologie
L’histoire d’Exagon Motors remonte à 2004 dans la charmante ville de Salon-de-Provence, nichée non loin du célèbre circuit de Magny-Cours. Lorsqu’on évoque cette entreprise, il faut visualiser une équipe de passionnés menée par Luc Marchetti, un ex-pilote ambitieux à la vision claire : créer une voiture de sport électrique qui aiderait à casser les codes d’un marché encore fortement attaché à l’essence et au bruit des moteurs thermiques. Ce pari n’était pas uniquement technique, il était aussi culturel et économique. Imaginez en plein tournant des années 2000, quand même Renault, Peugeot et Citroën faisaient encore beaucoup sur la technologie thermique, voici qu’un petit constructeur français entravait le statu quo.
Avec pour arme le prototype E-Racing – une barquette légère de 400 kg équipée d’un moteur électrique de moto — Exagon Motors a réussi à surprendre son monde sur les premières pistes. Cette approche minimaliste mais efficace a révolutionné l’idée même d’un véhicule électrique de compétition. Luc Marchetti et son équipe n’ont pas simplement cherché à produire une voiture électrique, ils ont voulu bâtir un symbole de vitesse et de performance durable, prouvant que la route vers une mobilité propre pouvait aussi être un terrain de jeu passionnant et exaltant.
En 2010, cet engagement se concrétise par la présentation de la Furtive-eGT, un coupé GT digne des meilleures supercars thermiques. Affichant 450 chevaux pour moins de 1 000 kg, elle suggère un duel sans concession face aux mastodontes comme Bugatti ou Venturi. C’est en 2012 que ce rêve devient tangible sur la scène mondiale avec leur participation aux 24 Heures du Mans électrique. Imaginez un attelage français électrique défiant les pointes de vitesse à 300 km/h sur un circuit historique – un moment mythique relayé par toute la presse spécialisée voir l’article complet.
| Année | Événement clé | Impact |
|---|---|---|
| 2004 | Création d’Exagon Motors | Départ de l’aventure dans l’électrique sportive |
| 2010 | Présentation du prototype Furtive-eGT | Révolution dans la catégorie GT électrique |
| 2012 | Participation aux 24 Heures du Mans (électrique) | Validation technologique et médiatique |

L’essor de la Furtive-eGT : la première GT électrique de série
Une fois la course d’endurance passée, Exagon Motors a pris une direction que peu auraient osé imaginer : commercialiser la Furtive-eGT en version de série, dès 2013. Là, la magie s’opère réellement puisque la marque français s’offre le statut de pionnière mondiale en lançant la toute première GT électrique accessible sur route. Et c’est loin d’être un gadget ! Le modèle, doté d’une carrosserie en fibre de carbone, déploie non seulement 500 chevaux, mais offre également des performances qui feraient pâlir n’importe quelle supercar de l’époque : 0 à 100 km/h en 3,5 secondes, vitesse maximale à 250 km/h. Une vraie bête de piste packagée avec élégance.
Cette example rare d’excellence s’inscrit cependant dans un cadre assez artisanal. En effet, seule une cinquantaine d’unités seront produites, rendant la Furtive-eGT quasi-iconique et rare. Elle a aussi connu des déclinaisons telles que la e-GT S, avec des batteries plus puissantes de 53 kWh pour améliorer l’autonomie, précieux atout dans le combat contre la peur de la panne. Cela reste toutefois modeste face à la rivale batterie de 90 kWh dévoilée plus tard sur la Furtive-eGT Ultimate.
Les performances et l’image hype de la Furtive ont capturé l’attention des amoureux du sport auto et même des acteurs industriels. On pourrait comparer cet impact à celui qu’ont eu des marques emblématiques comme Alpine, qui a su mêler héritage et modernité ou DS Automobiles, qui a pris le virage électrique dans la plus pure tradition du chic français. La Furtive se positionne d’ailleurs à la croisée des chemins entre le luxe et l’écologie – pas mal pour un constructeur capable de rivaliser avec Ligier ou même Panhard dans le cercle très fermé des voitures d’exception françaises.
| Caractéristique | Furtive-eGT (2013) | Furtive-eGT Ultimate (2020+) |
|---|---|---|
| Puissance | 500 ch | 1 200 ch |
| Poids | app. 1 000 kg | 1 250 kg |
| Autonomie | 300 km | 500 km |
| 0-100 km/h | 3,5 s | 2 s |
| Vitesse max | 250 km/h | Non communiquée, supérieure au modèle précédent |
Les défis d’Exagon Motors dans un marché électrique très disputé
Malheureusement, comme toute marque émergente, Exagon Motors n’a pas échappé aux complexités propres à ce secteur très compétitif. Si la prouesse technique est indéniable, la production artisanale et les coûts élevés ont freiné sa démocratisation. Le marché n’est pas tendre, confronté à la montée en puissance des géants français comme Renault et ses ambitieux plans électriques, ou même des marques comme Peugeot et Citroën qui ont également su s’adapter avec efficacité.
Au fil de la décennie 2010, la concurrence mondiale s’est aussi intensifiée avec les acteurs classiques élargissant leur gamme et des nouvelles firmes spécialisées dans l’électrique qui ont bouleversé les codes. Cette situation a rendu difficile l’essor massif d’Exagon, confinée à un rôle de constructeur boutique plutôt que de géant industriel. Néanmoins, cette position de niche ne l’a pas empêchée d’attirer l’attention des investisseurs : en effet, la société nivernaise a été rachetée par un groupe dirigé par Max Mamers, figure incontournable du Trophée Andros, pour consolider ses bases techniques et financières (lire l’article).
Ce rachat permet aujourd’hui à Exagon de se concentrer sur des projets encore plus ambitieux, dans un écosystème français où les liens et la rivalité entre marques comme Alpine, Bugatti ou Venturi créent un formidable bouillonnement d’innovations. Ne sous-estimez jamais un constructeur capable de marier l’héritage de la course automobile à l’excellence technologique, même si sa production est encore limitée. Pour les passionnés, Exagon reste un acteur tranchant, une pépite du Made in France qui défie la morosité commerciale des supercars électriques.
Le futur de l’hypercar électrique selon Exagon Motors
Si l’on se penche sur l’avenir, Exagon Motors ne compte pas s’endormir sur ses lauriers. La Furtive-eGT Ultimate, présentée au Mondial de Paris 2020, incarne une nouvelle étape dans le combat pour la suprématie de l’électrique à haute performance. Avec un poids de seulement 1 250 kg et une puissance estimée à 1 200 chevaux, cette hypercar annonce des accélérations stratosphériques : 0 à 100 km/h en deux petites secondes, une prouesse digne des stars du segment et pas loin des records absolus.
Autre atout : un pack batterie de 90 kWh censé offrir une autonomie étendue d’environ 500 km, ce qui, combiné à une propulsion intégrale, promet des trajets longue distance à une vitesse qui décoiffe sans l’ombre d’un bruit moteur. Ce mariage entre performance brutale et respect de l’environnement incarne le défi souvent évoqué dans le monde de l’auto : concilier les désirs du pilote avec les contraintes écologiques actuelles. Là-dessus, Exagon se place non seulement en pionnier mais également en innovateur stratégique, anticipant les besoins des futurs amateurs de GT hyper-puissantes, dans un monde où même des marques comme Ligier ou Panhard doivent repenser leur propre offre électrique.
Il ne faut pas oublier que cette dynamique s’inscrit dans un contexte français particulièrement riche. L’industrie automobile nationale bénéficie d’un réseau d’expertise et d’un héritage industriel qui nourrissent cette audace. À côté de l’excellence de Renault, la technicité de DS Automobiles ou l’héritage sportif d’Alpine, Exagon assume le rôle de laboratoire expérimental, une sorte de laboratoire pour le futur de la voiture sportive électrique.
| Modèle | Poids (kg) | Puissance (ch) | Autonomie (km) | 0-100 km/h |
|---|---|---|---|---|
| Furtive-eGT | 1 000 | 500 | 300 | 3,5 s |
| Furtive-eGT Ultimate | 1 250 | 1 200 | 500 | 2 s |

Exagon Motors dans l’écosystème français des constructeurs de voitures électriques
Pour les passionnés qui scrutent le paysage automobile français, Exagon Motors s’impose comme une enchanteresse discrète mais puissante. Toujours à la marge du grand public mais au cœur des innovations, cette start-up a su se mêler à l’élite des marques tricolores tout en gardant son authenticité. À côté de mastodontes industriels et historiques tels que Renault et Peugeot, elle partage l’écosystème avec des spécialistes comme Venturi — pionnier de la voiture électrique sportive — ainsi que des légendes comme DS Automobiles, Alpine, Ligier et Panhard.
Ce réseau français est un lieu d’émulation, un laboratoire gigantesque où technologie, design et performance se rencontrent pour repousser les limites du possible. Face à la montée des enjeux écologiques et des attentes des consommateurs en matière de mobilité durable, Exagon incarne cet esprit d’avant-garde. Ses aventures, ses défis et ses succès offrent une palette inspirante pour tous les amateurs d’automobile qui ne veulent pas choisir entre passion et conscience environnementale.
Chaque acteur de cet univers apporte sa pierre à l’édifice. Par exemple, Alpine avec sa réinvention du coupé sportif classique, DS Automobiles qui repousse les frontières du luxe électrifié, ou Venturi avec ses essais électriques extrêmes dans des conditions extrêmes. Exagon Motors, avec son approche de niche mais ambitieuse, ajoute une touche de folie ingénieuse à ce contexte déjà riche, montrant que le savoir-faire français n’a rien à envier aux plus grands noms. Pour les curieux qui veulent en savoir plus, les ressources sur ces marques sont multiples et passionnantes, à consulter notamment sur des plateformes comme Automobile Fandom ou La Voiture.





