Depuis plus d’un siècle, le nom Vanden Plas rayonne comme l’incarnation du raffinement, du sur-mesure et du prestige dans l’univers automobile. D’origine belge, devenue légende britannique, la maison Vanden Plas évoque un monde où le cuir sent le club anglais, où chaque imperfection de vernis fait froncer un sourcil et où les chasseurs de Rolls-Royce et Bentley se retrouvaient jaloux devant ces œuvres d’art sur roues. Si la marque a habillé les carrosseries de marques mythiques, allant de Jaguar à Talbot-Lago, sans oublier Bugatti ou Aston Martin, son héritage ne se limite pas à un logo, mais à tout un art de vivre – chic, classic, souvent un brin snob mais jamais à court d’anecdotes mémorables. À l’heure où la nostalgie s’invite dans chaque salon de collectionneurs et où la question du luxe automobile se pose face à l’électrification, replonger dans l’histoire de Vanden Plas, c’est aussi savourer un pan de savoir-faire intemporel, partagé par de vrais passionnés, à découvrir absolument via les plus beaux modèles Vanden Plas et les ressources spécialisées telles que ARonline ou Logo Voiture. Bref, préparez votre plus beau nœud papillon, ça va briller.
L’ascension de Vanden Plas : des chevaux aux Rolls-Royce
Avant de devenir l’emblème du chic britannique, Vanden Plas s’est d’abord affairé – non, pas à polir des capots chromés – mais à ferrer des chevaux. Oui, tout démarre en 1870, à Bruxelles, alors qu’un certain Guillaume Van den Plas et ses fils mettent la main à la pâte (littéralement) pour fabriquer des roues et des essieux. Un métier éreintant, certes, mais qui allait bientôt troquer le crottin contre l’essence raffinée. Comme quoi, il n’y a qu’un pas (ou un sabot) du carrosse royal à la Bentley Speed Six.
Passé les chariots, Vanden Plas se met à habiller, dès le début du XXe siècle, des châssis de plus en plus en vue, signant de superbes carrosseries pour Packard, Germain, De Dion Bouton, et bientôt pour des géants qui feront la pluie et le beau temps du salon de Londres. En 1908, avec un effectif de 400 ouvriers, la société sort déjà 750 carrosseries par an – de quoi donner des sueurs froides à Facel Vega ou même à Delage qui s’honorent alors d’un niveau d’artisanat comparable.
La Première Guerre mondiale ajoute son grain de sel au destin familial. Si l’activité automobile tourne au ralenti, c’est pour mieux rebondir ensuite : la branche anglaise s’installe en 1913 à Hendon, près de Londres, et commence à « coachbuilder » des châssis où l’élégance n’a d’égale que la solidité. Survient la période glorieuse du célèbre « coachbuilding » sur les modèles Bentley, dont plus de 700 sortent biberonnés à la sauce Vanden Plas entre 1924 et 1931. Que l’on rêve d’une Rolls-Royce Phantom à la cime de la sophistication ou d’une Talbot-Lago à la ligne profilée, tout semble possible à Kingsbury Lane.

La conquête des constructeurs de prestige : de Bentley à Jaguar
Dans les années 30, impossible de nier une chose : quand une voiture porte la signature Vanden Plas, c’est tout de suite un autre standing. Armstrong Siddeley, Alvis, Daimler, Lagonda, Delahaye ou Hispano-Suiza n’ont qu’à bien se tenir. Piqué d’ambition, Vanden Plas adapte ses méthodes et produit en petites séries sans jamais sacrifier la qualité. D’ailleurs, qui ne voudrait pas d’un intérieur cossu façon gentlemen’s club après avoir roulé sous la pluie londonienne ? Les amateurs de machines d’antan y voient la patte qui fait la différence, même au bout d’un bon siècle.
Mais alors que le carnet de commandes explose, l’ombre du conflit mondial pointe à l’horizon. En 1939, ce sont des avions que Vanden Plas cite dans ses archives, tout particulièrement le De Havilland Mosquito, dont la légèreté est aussi recherchée qu’un parking aux abords du Goodwood Revival. Voilà comment la carrosserie raffinée laisse place temporairement à la charpente aéronautique ! Cette polyvalence confirmera plus tard la réputation de l’entreprise, qui saura rebondir après la guerre pour marquer à nouveau l’histoire du luxe roulant…
| Année | Événement marquant | Modèle associé |
|---|---|---|
| 1908 | Début de la production automobile à grande échelle | Packs sur De Dion Bouton, Germain |
| 1924-1931 | Collaboration avec Bentley | Bentley Speed Six, Bentley 6½ Litre |
| 1930 | Coachbuilding pour Rolls-Royce et Talbot-Lago | Rolls-Royce Phantom, Talbot-Lago Sports |
| 1945 | Reprise post-conflit mondial | Vanden Plas Princess, diversification |
Cette montée en puissance pose les bases d’un empire du luxe, qui va s’affirmer dans les décennies suivantes, notamment grâce à de brillants partenariats et à un goût du détail jalousé des plus grandes signatures… dont, avouons-le, même Aston Martin n’est pas tout à fait immunisée !
La période « Princess » et l’ère du prestige à l’anglaise
Les années d’après-guerre ne marquent pas seulement le retour des tailleurs savile row et des thés brûlants dans les salons feutrés ; elles projettent également Vanden Plas sous les feux des projecteurs, avec un storytelling pour le moins royaliste. Imaginez : Austin confie à Vanden Plas sa nouvelle grande ambition, la Sheerline, destinée à rivaliser avec la majestueuse Rolls-Royce. Un défi à la hauteur des ambitions : c’est sur cette base qu’apparaît la fameuse Austin A120 Princess, premier chapître d’une saga qui ne laisse pas la famille royale indifférente (oui, des Princess Vanden Plas ont vraiment transporté des altesses sur coussins moelleux, autrefois !).
À partir de 1958, la Vanden Plas Princess cesse de s’appeler Austin dans sa dénomination commerciale, devenant ainsi la tête d’affiche des showrooms Nuffield. Ce n’est pas un hasard si leurs conducteurs sont aussi obsédés par la brillance des chromes que par la discrétion du bruit de fermeture des portes – un vrai concert de velours ! D’ailleurs, pour un petit comparatif drôle et totalement subjectif, qui préférez-vous : les banquettes cossues d’une Vanden Plas Princess 3 litres ou les fauteuils club d’une vieille Bugatti Type 57 ? Pas simple.
Pendant que Vanden Plas multiplie les limousines et berlines cossues, la maison exploite aussi un certain art de « gentrifier » des modèles de grande diffusion, taillant sur-mesure des versions de luxe de la Metro, Maestro, Montego, ou encore la légendaire Allegro. Entre 1975 et 1980, la Vanden Plas 1500 fait son apparition : destinée à rajeunir l’image de la marque, elle séduit… ou fait rire jaune, au choix, tant son rapport entre la noblesse du nom et les soucis mécaniques amuse toujours les amateurs d’anecdotes ! Pour les curieux, l’aventure pittoresque de cette voiture vaut la visite, racontée avec humour sur annuelauto.ca.
| Modèle | Année de sortie | Caractéristique de luxe | Élément drôle ou insolite |
|---|---|---|---|
| Vanden Plas Princess A110 | 1950’s | Sellerie cuir pleine fleur, boiseries à gogo | L’unique limousine avec repose-pieds à la taille d’un député |
| Vanden Plas 1500 | 1975 | Équipement embarqué similaire à une cabine de Boeing (enfin presque…) | Pannes électriques plus fréquentes qu’un orage estival à Londres |
| Rover 75 Vanden Plas | 2003 | Édition ultra-limitée du XXIe siècle | Le luxe briton qui survit à la mondialisation… ou presque |
La force de Vanden Plas, ici, réside dans sa capacité à sublimer l’ordinaire et à rendre l’exception abordable (dans une certaine mesure, entendons-nous !). Son logo devient synonyme de finitions à la hauteur de celles que l’on retrouvait chez Rolls-Royce ou Bentley, un détail qui explique sans doute pourquoi la marque a continué de séduire les têtes couronnées et hommes d’affaires avertis sans jamais verser dans le kitsch ostentatoire.
Entre déclin et héritage : la saga Vanden Plas dans la galaxie automobile
Si la lente rétrogradation de Vanden Plas dans le firmament du luxe a un goût doux-amer, la réalité est moins triste qu’il n’y paraît : la marque parvient à survivre, adoptant le rôle de division premium pour Jaguar et d’autres constructeurs. Pendant les années 80, des modèles tels que les Super V8 – badgés Vanden Plas aux États-Unis – côtoient encore les têtes d’affiche qui font rêver (et qui, disons-le franchement, n’ont rien à envier aux volants en ronce de noyer d’une Facel Vega ou d’une Delahaye de la grande époque).
Avec l’arrivée de Ford, de BMW, les fusions et reventes se succèdent plus vite qu’un café s’allonge dans un pub britannique, et le nom Vanden Plas se retrouve au gré des tractations, jusqu’à être racheté par Nanjing Automobile. Pour un aperçu complet, ne manquez pas la fiche Wikipédia très détaillée.
Pendant ce temps, certains stylistes nippons, visiblement sujets à la nostalgie, s’amusent à répliquer le look d’une Vanden Plas 1100/1300 sur une Nissan Micra K11, deux tons inclus. Oui, rien ne se perd, tout se transforme, même le mauvais goût. L’aura de la marque survit, et ses productions continuent d’alimenter les fantasies des collectionneurs et des amoureux du sur-mesure, d’autant qu’on trouve toujours des clubs hyperactifs et des sites dédiés comme Motorlegend ou Absolutely Cars.
| Période | Événement à retenir | Parallèle contemporain |
|---|---|---|
| 1968-1980 | Intégration à British Leyland, centrage sur les modèles Jaguar/Daimler | Comparé à la stratégie de haut-de-gamme d’Aston Martin et Rolls-Royce |
| 1980-2003 | Marque reléguée à une finition, modèles anecdotiques | Similaire à l’étiquette “AMG” chez Mercedes aujourd’hui |
| 2003-2025 | Présence dans les clubs de collectionneurs, utilisations sporadiques | Renaissance d’intérêt historique pour les “restomod” de Bugatti ou Delahaye |
Cela dit, la grande question subsiste chez les passionnés : assistera-t-on, un jour, à une résurrection du nom Vanden Plas telle qu’on la rêve, à la mode Talbot-Lago ou Hispano-Suiza, ou l’histoire s’arrêtera-t-elle aux shows rétro du dimanche ? Le suspense demeure, et franchement, il fait bon de se perdre, bière à la main, dans ces discussions interminables du troisième millénaire.
Vanden Plas et la culture du “coachbuilt” : un artisanat à part
Aborder Vanden Plas, c’est pénétrer dans un univers où rien n’est laissé au hasard. La réputation du carrossier ne découle pas seulement de son carnet de commandes gonflé par des marques mythiques – Aston Martin, Bugatti, Rolls-Royce, Delahaye, Talbot-Lago, pour ne citer qu’elles – mais bien d’un savoir-faire qui relève du fétichisme. On parle ici d’artisans capables d’aligner les filets d’or à la perfection sur le bois d’acajou du tableau de bord, ou de commander des cuirs de sellerie à la teinte d’un pudding qui vient de caraméliser…
Le style Vanden Plas a toujours privilégié l’équilibre entre tradition et innovation – un mélange détonant et ultra séduisant, qui inspire encore aujourd’hui certains préparateurs de “restomod” ou de conversions électriques sur Jaguar anciennes, cela va sans dire. Au début des années 1930, rien n’égale la réputation de ces artisans capables de créer des intérieurs aussi fastueux que ceux d’un club privé de la City. D’ailleurs, qui oserait poser son mug de thé sur les boiseries d’une Princess sans risquer d’être radié du Gentlemen’s Club local ? Bon courage !
En termes de design, Vanden Plas a contribué à forger les silhouettes les plus élégantes de l’industrie, tout en sachant rester invisible lorsque l’excès aurait pu l’emporter. Contrairement à la surenchère parfois tapageuse de certaines créations Bugatti d’avant-guerre, la signature Vanden Plas joue la carte de la sophistication discrète – entre deux anecdotes de chasse aristocratique. Les plus grands carrossiers français, dont Delahaye et Delage, s’inspireront de cette esthétique épurée et de ces intérieurs raffinés.
L’influence de Vanden Plas se ressent aussi dans l’évolution de la notion même de prestige roulant, jusqu’à influencer les codes esthétiques d’aujourd’hui. Pour saisir toutes les subtilités de ce raffinement, jetez un œil à cet article d’Escuderia, aussi savoureux qu’un pudding anglais servi avec des anecdotes de Bentley ou Jaguar.
Pour le fun, imaginons qu’un atelier contemporain décide de ressusciter le style Vanden Plas pour une Tesla Model S : qui parie sur l’arrivée d’un tapis rouge jusqu’au coffre et d’un compartiment à whisky caché sous la banquette arrière ? La modernité, oui, mais toujours avec panache !
Dans la grande fresque des “coachbuilders”, Vanden Plas occupe depuis des décennies une place de choix, aux côtés d’autres géants, et cultive une élégance qui transcende le temps. Ses créations continuent d’être admirées, restaurées avec un amour presque excessif – comme si leurs propriétaires redoutaient plus une rayure sur la ronce de noyer qu’un klaxon qui reste coincé.
Où admirer et entretenir l’héritage Vanden Plas aujourd’hui ?
En 2025, les amoureux de la belle mécanique n’ont pas à voyager dans le temps pour croiser des Vanden Plas d’exception. De nombreux clubs et rassemblements, comme au CC Armor ou lors des plus grands concours d’élégance, offrent l’occasion de découvrir ces merveilles aux côtés de Rolls-Royce, Bugatti, Delage, ou de l’incontournable Aston Martin. Quant à ceux qui rêveraient d’en posséder une, il suffit de jeter un œil aux sites spécialisés, comme La-voiture.fr ou Marques-de-voitures.com, pour débusquer la perle rare… ou, à défaut, d’engager une conversation animée sur le forum.
L’entretien de ces véhicules requiert autant de patience qu’un castor pour polir un barrage. Car si la Princess craint l’humidité plus qu’un parapluie mal plié, c’est que la noblesse a ses caprices ! Heureusement, le réseau de passionnés permet de dénicher pièces introuvables et astuces historiques, parfois collectées lors de rendez-vous improbables entre fans. Les garages spécialisés se disputent la clientèle la plus pointilleuse, celle qui veut retrouver, à la loupe, la teinte du vernis à l’identique de l’époque d’Elizabeth II. Et puis, pour les nostalgiques, il reste les reportages vidéo et articles-tiques pour cultiver la légende.
Signe des temps, il n’est pas rare aujourd’hui de croiser une Jaguar XJ Vanden Plas convertie à l’électrique, bravant les ZFE et les embouteillages de centre-ville avec la même majesté qu’au temps où la Reine traversait Londres pour le thé. Un contraste qui, mieux que n’importe quel slogan publicitaire, prouve que la classe ne se démode décidément jamais. Pour une plongée dans l’histoire, toutes générations confondues, la ressource incontournable reste le site de Guide Automobiles Anciennes, véritable mine d’informations techniques et anecdotes croustillantes.
En résumé, collectionner ou restaurer une Vanden Plas aujourd’hui, c’est perpétuer un esprit, une manière de voir la mécanique avec humour, tendresse et obsession du détail – quitte à se faire charrier par ses amis possesseurs de Porsche. Mais, entre nous, qui n’a jamais cédé au plaisir de sortir une anecdote improbable sur la différence entre le verni anglais de 1958 et le verni français façon Delahaye ? On parie qu’il y a plus d’un passionné prêt à relever le pari lors du prochain rallye d’élégance…




