Ronart : histoire et évolution d’une marque automobile d’exception

Table des matières

Ronart

Année de création :

1984

Arrêt de l’activité :

2014

Notes :

W152 et Lightning; activité arrêtée.

Statut :

Disparue

Quand on évoque le nom de Ronart, les vrais connaisseurs d’automobiles lèvent un sourcil curieux, comme s’ils s’apprêtaient à goûter un vieux cognac dans le garage de James Bond. Cette marque, c’est un ovni dans le ciel des sportives britanniques, oscillant entre tradition et extravagance néo-rétro. Sa W152, engin aussi élégant que musclé, possède la prestance d’une diva sur tapis rouge et la fougue d’un jeune chien dans un champ. Depuis sa naissance à Londres en 1984 et les premières lèvres baisant la carrosserie en 1987, Ronart ne cesse de faire frissonner les amateurs de belles mécaniques sur mesure. Mais derrière la légende, que reste-t-il des inspirations Bugatti ou Delage, et comment la marque se fraie-t-elle un chemin atypique face à des légendes comme Delahaye, Alpine, Facel Vega ou Venturi ? Plongée dans une saga où l’on croise des moteurs de Jaguar XJ, des requins, et quelques secrets bien gardés.

Les débuts épiques de Ronart : immersion dans la genèse d’une reine britannique

Au cœur de la bouillonnante scène automobile anglaise du début des années 80, où les Volkswagen Passat fréquentaient sans scrupule les Rolls-Royce dans les banlieues cossues, une petite société sans peur ni reproche s’apprêtait à bouleverser les codes. Fondée à Londres en 1984, Ronart Cars débarque avec la subtilité d’un coup de klaxon sur une place de marché. L’idée ? Réconcilier toute une génération de puristes avec ce qu’elle croit avoir perdu à jamais : l’émotion brute d’un pilotage à l’ancienne, à travers une machine qui rugit encore plus fort que l’ego de son créateur. Pendant ce temps-là, Citroën et Peugeot affinaient des concepts raisonnés pour la masse, Ronart osait le déraisonnable.

Dès les prototypes de 1985, Ronart annonce la couleur. Pas de gadgets futuristes façon Tesla ou DS9, mais une ligne néo-rétro inspirée d’un savant mélange entre la légendaire Mercedes-Benz W196, la Maserati 250F et l’arrogance féline d’un requin croisant la route d’une Ferrari 500 ! On pourrait presque imaginer la voiture sortir accompagnée du cri d’un mégalodon. Ces choix de design, loin du conformisme, séduisent rapidement les collectionneurs et quelques esthètes, tout en tenant la dragée haute à des maisons comme Bugatti et Delage, qui ont longtemps vampirisé le rêve automobile avec des carrosseries sculpturales et des mécaniques démoniaques.

La Ronart W152 n’apparaît donc pas par hasard. Elle naît d’un amour pour la compétition à l’ancienne, incarnée par l’esprit fougueux et le risque permanent. Mais attention, cette engin n’a rien d’une relique hésitante : le constructeur fait appel à une base Jaguar XJ, gage de noblesse mécanique, avec le choix d’un 6 cylindres en ligne ou d’un V12. Une audace rare pour l’époque, que même Facel Vega peinait à assumer. Résultat : la production artisanale commence en 1987 à Peterborough, avec un souci du détail qui confine à la monomanie. Certains clients avaient d’ailleurs l’habitude de donner un petit nom à leur Ronart, comme on appelle un pur-sang le matin de la grande course.

En guise de conclusion à ce premier acte, Ronart entre dans la grande famille des artisans qui osent. À la croisée de l’histoire et du délire, la marque s’impose comme un choix pour connaisseur, qui préfère la sensation d’un volant vibrant à celle d’un smartphone dernier cri. Mais qu’en est-il des mutations qui attendent ce bijou dans les décennies suivantes ?

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Les sources d’inspiration et influences majeures

Impossible de parler de Ronart sans convoquer le panthéon des grandes marques de légende. Si Bugatti, Delage ou Delahaye imposent leurs standards depuis des lustres, la jeune marque britannique lève une oreille attentive et pioche dans leurs codes avec un aplomb qui ferait pâlir Panhard. Les modèles historiques servent ainsi de mât de cocagne, mais Ronart ajoute toujours ce petit grain de folie – l’imagination du carrossier qui préfère sublimer que copier.

Dans les années 80, la scène auto se cherche et se trouve parfois dans les mirages du néo-classique. Ronart, lui, n’a rien d’un suiveur : il devance, anticipe, puis rend hommage, tout en twistant les classiques avec une modernité joyeuse. Et cela, ce n’est pas tous les jours qu’on le rencontre sur les routes, foi d’Alpine !

Pour plus de détails sur la naissance et les influences de Ronart, jette un coup d’œil à Caradisiac ou sur Carurac qui retrace ces tribulations. Chaque W152 acquiert la patine d’une œuvre d’art unique, loin du moule.

Année Événement clé pour Ronart Inspirations notables
1984 Fondation de la marque à Londres Mercedes-Benz W196, Bugatti Type 57
1987 Début de la production W152 à Peterborough Jaguar XJ (base technique)
1996 Lancement de la Mk2 (W152) Design néo-rétro, influences Ferrari 500

Et comme le disait un certain garagiste facétieux à propos de Ronart : « Quand on commence à traquer la perfection, il est difficile de s’arrêter à une simple Alpine ! »

Ronart W152 : prouesses techniques et innovations inspirées

La Ronart W152 n’est pas seulement une bête de salon digne de toiser les anciennes Venturi, elle revendique haut et fort une alliance parfaite entre tradition et performance. Dès son lancement, ce roadster, qui sent bon le cuir anglais et les nobles senteurs d’huile moteur, s’affiche comme une icône néo-rétro, la moustache frémissante et le cœur à 7000 tours/minute. C’est le genre de voiture où on enfile des gants de cuir avant même d’avoir cligné des yeux au réveil !

Sous le capot, c’est une vraie caverne d’Ali Baba : les moteurs proviennent pour la plupart des Jaguar XJ – autant dire, une carte d’invitation à la noblesse et à la robustesse. Entre le plus sage 6 cylindres en ligne et le tonitruant V12, la sonorité des échappements évoque tantôt un opéra, tantôt un hard-rock dans une cathédrale. Peu de marques, même Citroën ou Peugeot, peuvent se targuer d’une telle diversité mécanique pour un modèle aussi exclusif.

Mais la magie ne s’arrête pas au moteur. La Ronart est, dès l’origine, conçue pour offrir des options de personnalisation quasi infinies, du tableau de bord en bois précieux à la sellerie cousue main. Les possesseurs pouvaient ainsi transformer leur bolide en navire de course, en baroudeur ou même en clin d’œil appuyé aux DelahaYesques fantasmes des années 50. Voilà de quoi faire rosir de jalousie les clubs Facel Vega et Panhard, qui, s’ils avaient su, auraient peut-être commandé une W152 pour jouer les trouble-fête lors de leurs parades annuelles.

Motorisation Puissance (ch) Vitesse maxi (km/h) Origine
6 cylindres en ligne env. 220 220 Jaguar XJ
V12 jusqu’à 300 250 Jaguar XJ

La prouesse technique de la Ronart est aussi de s’être offert le luxe d’un châssis sur mesure, inspiré des Formule 1 d’antan, tout en intégrant des freins modernes et une direction précise, pour collectionner les virages comme de vieux timbres. Sur les petites routes du Suffolk, inutile d’essayer de doubler une W152… elle se laisse doubler seulement si le conducteur a un rendez-vous galant, et encore, à condition que ce soit pour aller admirer une collection d’Alpine !

Pour ceux qui veulent tout savoir sur ses performances et entrailles, ne manquez pas les essais et anecdotes sur Wikipédia ou les détails incisifs via Caradisiac, sans oublier le récit passionné sur GatsbyOnline.

Évolution stylistique et esprit néo-rétro : une philosophie ancrée dans la tradition

L’un des aspects iconiques de la Ronart W152, c’est évidemment ce look néo-rétro qui la rend tout de suite reconnaissable sur une aire d’autoroute ou à la lumière tremblotante des rassos du dimanche matin. Là où certaines marques hésitent à plonger dans l’esthétique du passé, Ronart saute à pieds joints dans la marmite vintage, avec des clins d’œil appuyés aux courses héroïques des années 1950. Entre la silhouette effilée façon requin et la calandre béante digne d’un Delage prêt à bondir, difficile de ne pas tomber sous le charme.

La W152, surtout dans sa version Mk2 sortie en 1996, fait la part belle aux lignes tendues et aux détails ciselés, tout en offrant un espace d’expression rare pour les propriétaires amateurs de personnalisation. Les palettes de couleurs pourraient faire rougir une boîte de crayons, tandis que le choix des équipements suit l’inspiration du moment : volant bois façon Panhard, sièges baquet rivetés à la Bugatti, l’inventivité est sans bornes, ou plutôt, sans écrou. On comprend pourquoi de fidèles adeptes déposent parfois une larme en découvrant leur nouvelle monture.

Et pourtant, ce parti-pris stylistique ne condamne pas la Ronart à n’être qu’une bête de concours d’élégance. Elle sait faire rimer élégance et performances, quand d’autres, comme Peugeot ou Citroën, jouent la carte de la fonctionnalité raisonnable. En croisant la route de modèles comme Delahaye ou de prototypes Venturi, la W152 affiche fièrement ses gênes britanniques, mais ne rechigne jamais à une pointe d’excentricité à la française !

Inspiration stylistique Caractéristique sur la W152 Exemple visible
Formule 1 années 50 Nez allongé et calandre verticale Avant de la W152
Requin/bionique Flancs galbés, aileron subtil Profil latéral
Grand tourisme à la Bugatti Intérieur raffiné et sur-mesure Finitions cuir, volant bois

Pour revivre cette ambiance, et s’offrir un voyage dans le temps, rien de tel qu’un détour par 101 voitures qui ont marqué l’histoire. La W152 s’y taille une place de choix, entre deux Ferrari et trois anecdotes délirantes sur les glissades en Alpine A110.

L’impact de Ronart au sein de la culture automobile d’exception

En dépit de sa relative discrétion médiatique, la marque Ronart occupe aujourd’hui une place tout à fait singulière dans l’univers bouillonnant des voitures de collection et de prestige. Elle réussit ce grand écart audacieux : séduire aussi bien les amateurs pointus de raretés que les collectionneurs rêvant d’une « machine à voyager dans le passé ». Les rassemblements d’anciennes, du Goodwood Revival à la Journée du Patrimoine sur la Côte d’Azur, regorgent d’anecdotes où la Ronart W152 joue souvent les stars côté paddock.

Contrairement à certains concurrents, Ronart privilégie le « cousu-main » plutôt que la surenchère numérique. On la croise rarement sur Leboncoin, encore moins aux ventes aux enchères de l’Euro ou du Dollar, ce qui attise d’autant plus les convoitises – un phénomène déjà observé chez Facel Vega ou lors des salons dédiés à Panhard. C’est que posséder une Ronart, c’est afficher un goût assumé pour la différence, à mi-chemin entre la nostalgie et la course folle vers l’unicité.

Si la marque s’inspire du passé, elle ne néglige aucune innovation. Le mariage entre performances et esthétique a inspiré de nombreux petits constructeurs, désireux de réhabiliter la passion presque « artisanale » du sport automobile. En marge des têtes d’affiche telles que Bugatti, Alpine ou Delahaye, Ronart cultive l’art du contre-pied, n’hésitant pas à organiser ses propres rassemblements, parfois qualifiés de « so british » par les chroniqueurs au veston écossais. Étrangement, l’épreuve du temps a semblé glisser sur le capot de la W152, alors que nombre de grands noms n’ont pas tenu la route.

Pour s’immerger dans la culture Ronart, et comprendre pourquoi le modèle est encore adulé en 2025 par les puristes du bitume et les rêveurs patentés, il suffit d’aller flâner sur des plateformes telles que Car-only ou de se plonger dans des lectures recommandées par Autoexpo. La Ronart, c’est le plaisir de conduire, la passion de l’unique et le refus du banal. Avec, toujours, cette petite étincelle d’audace mêlée de raffinement.

Marques comparées à Ronart Caractéristiques principales Place dans la culture auto
Bugatti Prestige, performances, héritage sportif Icône mondiale
Delage Luxe extrême, rareté, carrosseries uniques Objets de collection
Alpine Agilité, esprit compétition, design Français Légende en rallye
Facel Vega Exclusivité, élégance, grand tourisme Collector culte
Ronart Néo-rétro, personnalisation, âme artisanale Un ovni pour passionnés

L’impact de Ronart ? C’est un peu comme si James Bond décidait de troquer son Aston contre une W152, juste pour le plaisir d’avoir la route pour lui tout seul, sous le soleil (parfois très rare) d’Angleterre.

Ronart et les artisans du néo-classicisme : entre légendes et renouveau permanent

Les amoureux de raretés roulantes savent : chaque Ronart raconte un chapitre unique du grand livre de l’automobile. Si la W152 occupe le devant de la scène, la marque demeure un symbole du renouveau des artisans du néo-classicisme. Face aux mastodontes que sont Peugeot et Citroën, qui démocratisent la mobilité, Ronart peaufine un art de vivre et une esthétique où chaque client devient un personnage d’exception. Dans les ateliers perdus entre deux pubs anglais, on entend encore résonner les anecdotes des mains calleuses ayant poli les premières carrosseries à la cire d’abeille … et à la sueur du front !

À la différence de certains acteurs tentés par la surenchère technologique, Ronart privilégie l’harmonie, la tradition et la robustesse. Si l’électronique embarquée n’est pas absente, elle s’efface au profit de la sensation mécanique pure. Les amateurs de Delahaye ou Delage reconnaissent souvent dans la W152 cet amour du détail exquis et la recherche du raffinement jusque dans le moindre bouton chromé. Sur la route, on croise parfois, entre deux meetings de Venturi ou Facel Vega, des Ronart escortées comme des superstars par des cortèges de curieux ébahis.

La communauté Ronart, bien qu’underground, s’active en ligne sur des forums spécialisés, où les propriétaires échangent astuces, conseils et parfois, trucs improbables pour faire briller les jantes chromées sous le soleil du dimanche matin. Sur Conseils Véhicules, on trouve pléthore d’astuces pour l’entretien, tandis que les passionnés partagent leurs photos les plus folles sur les réseaux. L’esprit familial, la bienveillance et le grain de folie sont toujours au rendez-vous, comme en témoigne la petite histoire de Sir William, ce londonien excentrique qui, en 2022, a demandé la main de sa moitié… au volant d’une W152 garée devant le Windsor Castle. On dit que le Roi n’a pas osé refuser !

En guise de fil conducteur, Ronart se positionne en gardien du temple des beautés mécaniques et insuffle, encore aujourd’hui, un vent de fraîcheur dans le petit monde des constructeurs à l’ancienne. Pour les curieux prêts à découvrir d’autres sagas automobiles mémorables, le panorama offert par Marques-de-voitures.com demeure une bible incontournable. Une aventure où chaque page sent bon le cambouis… et la légende.

 

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