Considérée comme une véritable rockstar britannique sur les circuits comme sur route, Westfield fascine depuis plus de quarante ans les amateurs de sensations pures et les fans de mécaniques sans fioritures. Beaucoup rêvent devant le design minimaliste, le rugissement optimiste d’un quatre cylindres et ce petit grain de folie qu’on ne retrouve que chez les artisans auto anglais. Face à des icônes telles que Morgan, Caterham ou Lotus, Westfield trace sa route avec une philosophie bien à elle : du sport, de la légèreté et une bonne dose d’esprit bon enfant. Au fil des décennies, la marque a enchaîné les succès kits sur mesure, records de guidon (non vérifiés scientifiquement) et duels amicalement enragés lors de « track days ». Derrière chaque Westfield, on retrouve la passion, l’artisanat et une histoire entre héritage et insolence technologique. Cet univers atypique livre anecdotes, performances décalées et rivalités de gentlemen, tout en replaçant l’automobile niche britannique dans sa dimension… épique, mais jamais prétentieuse.
Westfield : une histoire éclatante au service des fans de sportives anglaises
L’aventure Westfield a débuté en 1982 dans un garage anglais que beaucoup qualifieraient aujourd’hui de temple de l’improvisation géniale! Christopher Kenneth Smith, à l’époque pilote aguerri sur Jaguar D-Type et Lotus de compétition depuis les sixties, rêve de rouler dans une Lotus XI tout en contournant le prix prohibitif de l’originale. Qu’à cela ne tienne : on dégaine la fibre de verre, on ruse sur l’aluminium, et on hisse un moteur BMC emprunté aux Austin Sprite et MG Midget. Le résultat? Un bolide digne du “British spirit”, qui, dès sa première sortie, se retrouve pourchassé non pas par la police, mais par une meute d’amateurs déchaînés décidés à vouloir la même.
C’est ainsi que naquit Westfield Sportscars en 1983. Le succès fut si fulgurant que 87 exemplaires de la Westfield XI furent produits dès la première année, ce qui, dans le monde confidentiel du kit car, équivaut à sortir du garage et finir en pole position du Grand Prix du voisinage.
Smith, pourtant peu tenté par la course à l’industrialisation, cède face à la demande enthousiaste et glisse progressivement vers la production “en série artisanale”. Entre 1983 et 1986, ce sont 138 Westfield XI qui s’alignent sur la piste de la passion, toutes vendues soit en kit pour les bricoleurs du samedi, soit montées par la maison mère pour les pilotes du dimanche pressés.
Un point de comparaison s’impose ici avec d’autres grands noms anglais : à l’image de Caterham (voir leur gamme sur ce lien), Westfield s’inspirait effectivement du légendaire concept “light is right” cher à Colin Chapman et sa portée mythique résonne encore dans l’univers auto.
La société se spécialise alors dans l’offrande de voitures à l’état pur, sans filtre électronique ni excès d’embonpoint, cultivant cet esprit bricoleur chic et puriste.

Détail des premiers modèles Westfield
Pas question de paresser, chaque détail de la Westfield XI illustre le génie pragmatique de Smith :
La carrosserie, légère et sympathique, vole la vedette à bien des modèles “établis” du segment niche. Les moteurs BMC abritent un vrombissement plein d’âme et se contentent de peu pour faire sourire tout le voisinage. Les Westfield séduisent alors une clientèle désireuse d’associer sport, originalité et un brin de déraison très british.
Plus tard, la diversification arrivera, calquée sur les mouvements du marché et l’évolution de la demande. On assiste ainsi à la naissance de modèles toujours plus affûtés, comme la SE Sport Turbo, qui décroche un joli record : première homologation européenne petite série accordée à un constructeur britannique pour ce type d’engin.
C’est à ce moment que naît la légendaire FW 300 (Feather Weight 300), dont la philosophie pourrait se résumer à : “Plus t’es léger, plus t’es fun”. En France, elle truste l’attention des puristes grâce à Dumas (importateur à la réputation aussi sérieuse qu’un Queen’s guard) et son rapport poids-puissance délirant.
| Année | Modèle | Nombre d’exemplaires produits | Moteur |
|---|---|---|---|
| 1983 | Westfield XI | 87 | BMC |
| 1986 | Westfield XI (total) | 138 | BMC |
| 2009 | SE Sport Turbo / FW 300 | N.C. | Turbo 4 cyl. |
En définitive, l’histoire de Westfield, c’est celle d’une envie incontrôlable de rouler “différemment”, avec la complicité de toute une communauté qui préfère la transpiration de l’atelier aux caprices des gadgets numériques d’aujourd’hui. Les prochaines lignes s’intéresseront à l’esprit de cette tribu bien singulière.
Artisanat et esprit communautaire : le véritable moteur de Westfield
Sous le capot d’une Westfield, il n’y a pas seulement des chevaux et de la fibre de verre. Il y a aussi l’ingrédient fétiche qui fait battre le cœur des Anglais : la convivialité. Dès ses débuts, la marque a attiré des inconditionnels, amoureux non seulement du pilotage mais aussi du montage à la sueur du front… et parfois avec une perceuse approximative.
L’absence de toute velléité industrielle de masse a favorisé la naissance de microsociétés animées par la passion et la transmission du savoir-faire. Les clubs de Westfield se multiplient rapidement, notamment en France où le Club Westfield France fédère ceux qui aiment autant raconter des anecdotes que visser des écrous.
Chaque bolide passant la porte de l’atelier est presque une œuvre unique, fruit de l’attention extrême portée aux détails : peinture choisie selon l’humeur du jour, ajout d’accessoires improbables allant du porte-bière au volant façon aviation, bref, chacun imprime son identité comme un cuisinier sur sa tarte tatin.
Ces clubs ne se contentent pas de rassembler des pilotes. Ils sont le théâtre d’une transmission intergénérationnelle où le gamin qui pose la main sur la clé dynamométrique voit peut-être naître sa future vocation. On échange des astuces de montage, on débat ardemment sur la meilleure suspension et surtout, on entretient la légende à coups de sorties sur circuit mémorables.
Face à cet engouement, Westfield n’a jamais cédé à la facilité de l’industrialisation à la chaîne. L’équipe d’ouvriers – souvent aussi fous de sports mécaniques que les clients – assure une finition à la main, quitte à perdre quelques litres de thé par manque de pause mais à gagner en authenticité ce qu’ils perdent en uniformité.
Il n’est pas rare de voir une Westfield côtoyer une Lotus lors d’un rassemblement, échanger une blague avec une Morgan, ou même se comparer par le rapport originalité/plaisir d’un week-end entre amis.
Sur Internet, des forums entiers vibrent des discussions enflammées où chaque choix de capot, chaque boulon devient source de débats touchant. Les réseaux sociaux, eux, voient défiler des photos de montages épiques, des vidéos de figures dignes de “Dancing with the Cars” et des conseils dignes des meilleures sitcoms anglaises.
Récits d’ateliers et vie de club
Pour illustrer cet esprit, prenons le cas de Mathilde, jeune mécanicienne de la région de Bordeaux, qui a découvert la marque lors d’un salon vintage. En quelques mois, elle est passée du simple bricolage sous la supervision de son oncle à la participation à des “track days” avec un moteur préparé sur mesure. Désormais, la Westfield familiale fait figure de mascotte du club local!
Les clubs organisent des événements où se mélangent vieilles Westfield, Caterham, Morgan et même des outsiders comme Ariel ou Ginetta. Cela donne lieu à une joyeuse cacophonie, où l’échange d’anecdotes prend parfois le pas sur la compétition.
Chaque rassemblement devient alors l’occasion de voir évoluer la philosophie “homemade”, autour d’apéros improvisés, de quiz sur les puissances fiscales et de concours d’élégance un brin barrés (le concours de l’autocollant le plus absurde n’a jamais été remporté deux fois par la même voiture).
À ce stade, la force de Westfield tient autant à ses modèles qu’à une atmosphère très “Big Family”, bien loin de la froideur des salons automobiles ultra-connectés de 2025. De quoi donner au mot “artisanat” les lettres de noblesse qu’il mérite, tout en passant le témoin d’une passion plus vivace que jamais.
| Rôle | Activité principale | Ambiance atelier |
|---|---|---|
| Membre Club | Sorties circuit, conseils techniques, partages de bons plans | Chaleureuse et débridée |
| Technicien Atelier | Assemblage à la main, customisation sur demande | Méthodique, créative, parfois loufoque |
| Propriétaire Westfield | Mise au point personnelle, échanges communautaires | Esprit DIY, humoristique et bon enfant |
Pour ceux qui voudraient goûter à cette énergie, une visite sur Automobile Sportive offre un panorama complet des valeurs qui font vibrer la marque et ses aficionados.
Westfield : la philosophie “light is right” revisitée avec humour so british
On ne va pas se le cacher : l’obsession de la légèreté ne date pas d’hier chez les Britanniques. On doit cet adage à Colin Chapman, fondateur de Lotus, dont les disciples sont aussi nombreux qu’il existe de mugs “Keep Calm and Carry On”. Mais chez Westfield, le credo “light is right” prend des airs de compétition de blagues et de gadgets malicieux.
Là où la concurrence balance des chiffres dignes d’un bulletin de notes de terminale scientifique, Westfield, elle, préfère parier sur le fun avant tout. Les moteurs sont volontairement modestes mais gonflés à bloc, la carrosserie légère prophétise une vivacité de renard, et le confort ? Disons qu’il est… relatif, façon “tu sens tous les cailloux, mais c’est ce qui te rappelle que tu es vivant”.
À titre d’exemple, la FW 300 (pour Feather Weight 300) ne fait pas simplement dans la demi-mesure. Avec ses 3,3 kg par cheval et une bouille prête à défier toutes les Caterham dans un concours d’accélération à la crique du coin, elle est l’incarnation de la malice automobile à l’anglaise. “Pourquoi ajouter du poids ?” s’amusent les concepteurs, qui pensent que seul l’inutile doit être supprimé, y compris la radio, la clim ou (sacrilège) les porte-gobelets.
Des modèles plus rares, comme les versions ST3 et éditions spéciales pour anniversaires, voient le jour dans une logique de singularité totale. Chaque exemplaire est pratiquement unique, puisque vous pouvez choisir votre couleur, vos accessoires et, si le cœur vous en dit, une sellerie façon club de gentlemen excentriques.
Cette obsession de la légèreté rejoint un mouvement plus large, partagé par les fans de Ariel, TVR, Radical ou encore BAC : rouler différemment, miser sur l’efficacité pure et l’esprit décalé, quitte à braver la météo anglaise en t-shirt.
Quant aux performances, elles se situent parfois entre un envol de moineaux et une charge de rugby : la Westfield, grâce à son poids plume, rivalise sans forcer avec des rivales parfois trois fois plus puissantes mais bien moins “vivantes”.
Les essais découvrent davantage de modèles sur Motorlegend
La rivalité joyeuse avec Caterham, Lotus et les autres fous du volant
La guerre des tranchées entre adeptes de Westfield, Caterham ou Lotus est bien connue des observateurs. Les comparatifs sur circuit tiennent autant du match de cricket amical que de la joute verbale entre gentlemen un peu survoltés.
Chez certains, la préférence pour une Caterham (voir ce comparatif) se joue à une vis près, chez d’autres, c’est la Westfield qui l’emporte pour la simplicité enfantine (ou le cockpit suffisamment spacieux pour un pique-nique improvisé, selon la légende).
Pour autant, tous partagent ce goût du défi, cette envie de ne pas se prendre trop au sérieux, tant qu’on frôle la sensation de voler plutôt que de rouler.
Une anecdote célèbre raconte comment une poignée de Westfield et de Noble Automotive se sont retrouvées coincées dans la boue lors d’un rassemblement champêtre, chaque conducteur se lançant alors dans une compétition épique de “qui appellera l’assistance en dernier”. Spoiler : personne n’a appelé, mais tout le monde en a ri pendant des années.
| Modèle | Poids à vide | Puissance max | Accélération 0-100 km/h |
|---|---|---|---|
| Westfield FW 300 | 600 kg | 180 ch | 4,1 s |
| Caterham Seven 485 | 560 kg | 237 ch | 3,6 s |
| Lotus Elise Cup 250 | 884 kg | 243 ch | 4,3 s |
“Light is right”, mais rire, c’est encore mieux. Voilà peut-être la clé de la réussite Westfield : rendre chaque sortie aussi légère qu’un bon mot calé entre amis.
Plus d’infos sur les modèles actuels ici
Quand Westfield défie le temps : innovation et héritage pour 2025
Si l’histoire de Westfield est ancrée dans une tradition quasi-mythologique du kit car britannique, la marque ne s’est pas figée dans la nostalgie. Loin de ressasser les grandes heures de la Lotus XI, Westfield sait évoluer, quitte à bousculer les codes, à dégainer un turbo au bon moment ou à oser des carrosseries modernisées sans renier l’ADN de légèreté.
Les modèles récents comme la FW 300 ou ses suivantes bénéficient de technologies d’assemblage plus précises, favorisant un compromis entre sécurité, fiabilité et plaisir. En 2009, l’homologation européenne a ouvert la porte à de nouveaux marchés, permettant d’élargir la communauté sans renier l’esprit initial.
Alors que la concurrence s’électrise (parfois même un peu trop vite), Westfield a pris le temps d’observer en connaisseur, lorgnant du côté de chez Ultima, Radical ou encore Ginetta pour débusquer de nouvelles idées. Mais, fidèle à son humour, la marque a préféré inviter la technologie uniquement lorsqu’elle épouse la simplicité originelle : pas d’aide à la conduite intrusive, pas d’électronique réfractaire à la moindre goutte de pluie.
Pour 2025, Westfield continue à titiller les puristes : nouveaux moteurs plus sobres, légères évolutions cosmétiques, accessoires décalés et engagement croissant dans les sports mécaniques. La présence sur les circuits européens s’affirme lors de compétitions spécialement dédiées aux véhicules “légers, radicaux et gentiment déjantés” (on pense aux épreuves où une BAC Mono croise le fer avec une Westfield, pour le plus grand bonheur des spectateurs).
Même au-delà des frontières, la notoriété s’amplifie : les marchés allemands, italiens et mêmes nordiques accueillent désormais les Westfield, qui se moquent des conditions météo pour imposer leur style, quitte à faire sourire les voisins dubitatifs.
Décryptage des choix stratégiques sur La Revue Automobile
L’innovation sans renier la tradition : un pas de côté permanent
On pourrait croire qu’à l’ère des SUV urbains et de l’assistant vocal omniprésent, une marque comme Westfield finirait au musée. Il n’en est rien : c’est précisément cette capacité à se réinventer sans sombrer dans le toc high-tech qui séduit encore.
Beaucoup de fanatiques n’achètent pas une Westfield pour la performance pure (même si elles forcent le respect), mais bien parce qu’elles incarnent la passion, l’audace et cette franchise qui sonne comme un pied-de-nez à la standardisation.
On mentionnera volontiers les tentatives un brin iconoclastes pour intégrer de nouveaux matériaux, ou la collaboration avec d’autres acteurs du microcosme britannique pour créer des séries spéciales (on pense bien sûr à Noble Automotive ou BAC, dont les synergies ont débouché sur de mémorables éditions collectors).
Enfin, la communauté, forte de son héritage, cultive l’autodérision : lors des salons et rassemblements, chaque Westfield arborant fièrement sa patte fait preuve d’autant d’humilité que d’insolence douce.
Approfondir l’histoire de la marque par ici
Westfield et l’automobile britannique de niche : une galaxie de talents hors normes
Impossible d’évoquer Westfield sans replacer la marque dans la constellation des “petits” constructeurs, devenus géants dans le cœur des passionnés. À côté de Westfield, on trouve des noms épiques comme Morgan, Caterham, Lotus, Ariel, TVR, Ginetta, Radical, BAC et Ultima. Chacun a sa recette, son public et ses excentricités assumées, mais tous partagent cette envie de placer l’humain – et parfois la folie douce – au centre de l’expérience auto.
Morgan joue la carte du rétro intemporel, Caterham et Lotus cultivent la simplicité radicale, Ariel mise sur la performance extrême façon kart surdoué, tandis que TVR déploie un florilège de V8 vrombissants qui font dresser les cheveux sur la tête des timides du voisinage.
Westfield, dans ce jeu, incarne la synthèse parfaite entre l’élégance minimaliste et le plaisir décomplexé. Les échanges amicaux entre propriétaires se terminent souvent autour d’un thé, à refaire le monde de la conduite “ressentie” face au GPS vocal qui, de toute façon, ne supporte pas d’être ignoré.
Ce qui frappe, c’est la place centrale de ces constructeurs dans la culture populaire britannique : séries, reportages, guides d’achat (voir ce guide ici), et même musées régionaux. Westfield brille non seulement grâce à ses modèles, mais aussi par cette autodérision et cet esprit frondeur qui fait de la voiture une aventure, pas un simple moyen de transport.
Un regard vers l’avenir et la cartographie des talents britannique
Ce monde des artisans de l’automobile connaît un renouveau en 2025, porté par une jeunesse avide de défi mais aussi de respect pour un certain “art de vivre british”. Les initiatives autour de la conversion moderne (motorisations plus propres, châssis optimisés, synergies improbables) s’accumulent, avec toujours cette volonté de ne pas dénaturer le caractère originel.
Entre tentatives de records, nouveaux concepts exposés à Goodwood et couvertures enthousiastes sur les réseaux, Westfield & co. démontrent qu’il reste une place de choix pour ceux qui rêvent de liberté et d’audace mécanique. L’avenir n’a jamais paru aussi ouvert pour ces bâtisseurs de less is more.
| Marque britannique | Signature | Atout en 2025 |
|---|---|---|
| Morgan | Look vintage, bois noble | Renouveau électrique et fidélité design |
| Caterham | Légèreté, pureté | Ingénierie simplifiée, fun pur |
| Lotus | Héritage “Chapman”, innovation | Hybride-performance, design racé |
| Westfield | Kit car, esprit communautaire | Adaptabilité, authenticité |
| Ginetta | Coupe radicale | Compétition, formation jeunes |
| Radical | Technicité, circuit | Innovation course-client |
| BAC | Mono, extrême solo | Personnalisation high-end |
| Ultima | Performance brute | Hypercar abordable |
Ce panorama ne serait pas complet sans renvoyer les curieux vers l’histoire illustrée de Westfield ou encore ce récapitulatif des marques anglaises. Les lignes d’ADN de Westfield continuent à courir sur les routes, portées par une communauté qui ne doute jamais devant la pluie ou les embouteillages. Fidèles à l’esprit so british, ils savent que la passion n’a d’autre boussole que la bonne humeur… et parfois, un tournevis 12 pans oublié sur le tableau de bord.










