Rien n’annonce de révolution comme l’arrivée soudaine d’une petite citadine électrique norvégienne dans le paysage farfelu des grandes marques. Pourtant, Think, avec son nom à la fois joueur et impérieux, a secoué les codes. Si certains jurent par Tesla, Renault ou encore Peugeot, d’autres se souviennent avec émotion de cette marque visionnaire, précurseur de la transition écologique sur roues. De la banquise norvégienne aux grandes avenues européennes – et même jusqu’aux recoins industriels où résolument le mot “faillite” était aussi courant que le Wifi à Paris –, l’histoire de Think déborde d’anecdotes, de rebondissements, et d’enseignements rocambolesques. Penchons-nous sur cette aventure aussi électrisante qu’un court-circuit dans une piscine de robots japonais !
L’ascension électrique de Think et ses premières secousses nordiques
A l’orée des années 90, lorsque l’idée d’une voiture électrique évoquait surtout de gros jouets silencieux pour enfants gâtés, le gouvernement norvégien s’est dit qu’il fallait soigner la planète avant de soigner le moral des ours polaires. Ainsi naquit Think, bien avant que Tesla ou Nissan ne fassent ronronner des moteurs électriques sur Instagram. La mission était claire : produire une citadine électrique, légère, modulable, d’une simplicité si désarmante qu’elle aurait pu faire pâlir Citroën lors d’une crise existencielle en plein Salon de Genève.
Bardés de subventions, les ingénieurs de Think Global accouchèrent de la Think City, une urbaine électrique trapue qui ressemblait vaguement à une Renault Twingo croisée avec une poussette pour geeks. Exit l’odeur d’essence et les démarrages tonitruants à la Peugeot, voici l’avènement du doux bourdonnement électrique. Pas question non plus de faire dans le superflu : carrosserie en plastique recyclé, autonomie modeste mais réelle pour l’époque, recharge sur une simple prise de courant – la Think City s’imposa par sa frugalité enthousiaste.
Ce n’était pas tout ! Face à des mastodontes comme BMW ou Volkswagen qui investissaient déjà timidement dans des prototypes à piles, la vaillante Think s’associa même avec des partenaires industriels tels que Valmet Automotive en Finlande, histoire de prouver aux sceptiques européens qu’elle pouvait jouer dans la cour des grands – ou du moins, la cour des moyens motivés. En parallèle, le plus grand magasin d’électromobilité ouvrait à Zurich, et Think ne cachait pas son ambition de convertir la Suisse, l’Autriche et la Hollande à la cause électrique : un pari osé, mais moins risqué que d’apprendre à skier en Fiat 500 sur du verglas.
Pendant ce temps-là, des records de vitesse étaient battus – certes, à l’échelle d’un escargot hyperactif – mais la Think montrait que l’audace norvégienne n’était pas qu’un cliché de brochure touristique. Les projets alternatifs, tels que l’offre de partager le savoir-faire en matière de pièces détachées électriques ou de développer une chaîne de traction sur mesure, ajoutèrent une touche quasi suisse à cette saga, où chaque innovation semblait plus loufoque que la suivante.
Pour ceux qui souhaitent revivre cette légende ou vérifier que ce n’est pas qu’un délire de fan d’électromobilité, des ressources incontournables existent comme L’Automobile Magazine, la rubrique chronologique d’histoire de la voiture électrique et les fiches détaillées sur Caradisiac. Si un doute subsiste, la fiche Wikipedia consacrée à la Think City est un must pour les sceptiques. Le suspense se construit… jusqu’à la première panne de batterie.

Think face à la concurrence féroce et inattendue
Sur un marché dominé par des géants tels que Hyundai ou Fiat, Think avait fort à faire pour maintenir sa visibilité. Malgré sa taille modeste, la norvégienne s’est retrouvée en compétition avec tout le gratin de l’automobile européenne et asiatique. Entre un Nissan Leaf conquérant et une BMW i3 futuriste, la Think City revendiquait sa philosophie différente – durable, conviviale et diablement pratique pour les parkings minuscules de centre-ville.
Et c’était sans compter sur la percée des SUV électriques massifs, plus adaptés au transport de familles nombreuses qu’à la dépose express à la boulangerie. Think, parie alors sur son format compact, convaincu que la ville est son terrain de jeu. Une stratégie culottée, surtout à l’heure où tout le monde rêvait de panoramas, alors que la Think proposait surtout un pare-brise et beaucoup d’audace.
Cette montée en puissance prend une dimension particulière lorsqu’on replace la Think City dans la mouvance des véhicules électriques de la première heure. Autant dire que sa trajectoire fut un véritable slalom avec, pour chaque embardée technologique, une relance optimiste façon « c’est reparti, mon kiki ». Mais les turbulences ne font que commencer.
Les montagnes russes industrielles de Think : faillites, rachats et rebondissements dignes d’un soap opéra
Il existe peu de marques qui peuvent se targuer d’avoir frisé la faillite plus souvent que le nombre de roues sur leurs voitures. Avec Think, chaque retour sur la scène industrielle ressemblait à l’intrigue improbable d’un feuilleton norvégien savamment écrit par un scénariste dopé au courant continu. Car oui, le constructeur a vécu pas moins de quatre dépôts de bilan, chaque renaissance étant saluée par un éclat de rire franc chez ses concurrents, Tesla compris.
La valse des repreneurs est à elle seule un bestiaire de l’électromobilité mondiale : de Ford, qui tenta l’aventure après 1999 mais abandonna le projet en 2003 pour sauver sa face (et ses dollars) sous les huées de Greenpeace, à l’arrivée providentielle – ou présumée – d’investisseurs suisses, puis d’O2 City via le groupe Norauto, Think semblait douée pour rebondir… tel un kangourou branché sur secteur. Sans oublier le passage éclair du millionnaire russe Boris Zingarevich qui, bien entendu, voyait en Think la promesse de conquérir l’Oural au volant de petits cubes électriques.
Chaque période d’accalmie était immédiatement suivie d’une nouvelle tempête financière. Malgré la régularité de la production en Finlande et l’homologation européenne en poche, le rêve d’exporter la Think City jusqu’aux États-Unis et de s’imposer à Detroit s’échoua sur les écueils de la rentabilité. Il faut dire qu’à côté du rouleau compresseur industriel des Peugeot, Renault ou Citroën, la Think faisait pâle figure avec ses quelques milliers d’exemplaires aux couleurs chatoyantes.
Pour pimenter l’histoire, la marque adopta même une méthode high-tech de sélection des marchés, basée sur la « facilité d’accueil » des grandes villes. Un coup de génie, ou l’art d’éviter celles où les bornes de recharge étaient aussi rares que les téléphones fixes en 2025. Face à BMW et Hyundai qui s’armaient de stratégies marketing planétaires, Think, elle, lançait des projets européens comme Vlotte en Autriche – avec l’ambition de colorer la vallée alpine de petits carrés norvégiens silencieux.
Un panorama des grandes dates showbusiness de Think se trouve sur Moteur Nature et une analyse impertinente sur Automobile Propre. Pour les plus téméraires, toute la saga du roman industriel Think se lit sur EVPropre, bien loin des feuilletons sages racontés par Renault. Quand la réalité dépasse la fiction, la voiture électrique devient un terrain de jeu digne du cirque Pinder.
| Période | Investisseur majeur | Evénement marquant |
|---|---|---|
| 1991-1999 | Création Think (Norvège) | Lancement de la Think City et premier élan européen |
| 1999-2003 | Rachat par Ford | Production renforcée puis arrêt brutal |
| 2004-2007 | Investisseurs suisses | Nouveau souffle et homologation européenne |
| 2010-2011 | Boris Zingarevich | Relocalisation en Finlande et nouvelle crise |
Think City : l’icône d’une vision anticonformiste de l’automobile électrique
Messieurs dames, applaudissements pour la Think City, la starlette qui a osé affronter Tesla sur le terrain de la mobilité urbaine pratique ! Imaginez : un châssis compact, une carrosserie qui assume fièrement l’effet “Lego”, une autonomie qui vous garantit d’au moins atteindre la plage la plus proche – sous réserve de ne pas oublier le câble de recharge chez belle-maman.
La Think City ne visait pas la démesure. Quand d’autres affichaient des chevaux et des puissances à faire pleurer une Mustang, la Think se contentait de trente poneys électriques… et d’un capital sympathie sans égal dans le quartier. Citroën ou Fiat, avec leur flair “retour du vintage”, se sont parfois inspirés de cette production pour relancer leurs propres concepts de microcar électriques.
Le plus ironique reste que la Think City offre une palette d’innovations durables longtemps avant l’arrivée triomphante de modèles comme la Hyundai Ioniq ou la Volkswagen e-Up! Les batteries, petites mais vaillantes, étaient interchangeables, le système de contrôle électronique était à la fois simple et efficace, et la modularité du coffre lui permettait presque de remplacer le panier à salade du dimanche.
Sur le plan de la sécurité, la Think n’est pas non plus la dernière de la classe. Homologuée selon des standards européens, elle a sillonné routes et centres-villes sans provoquer la moindre émeute chez les piétons (ni les pigeons). Preuve supplémentaire que l’état d’esprit norvégien préférait l’efficacité à la prétention.
Pour les nostalgiques de l’avant-garde, la fiche officielle de la City sur Wikipedia, les essais sur Caradisiac et les analyses pointues de Tesla Mag sont à consulter sans modération. On y retrouve toute la magie du minimalisme audacieux, loin des slogans tapageurs. Preuve, s’il le fallait, que Think savait se moquer gentiment d’une industrie souvent trop sérieuse.
| Caractéristique | Think City | Tesla Model 3 | BMW i3 |
|---|---|---|---|
| Puissance (cv) | 30 | 325 | 170 |
| Autonomie (km) | 160 | 600 | 250 |
| Carrosserie | Plastique recyclé | Aluminium/acier | Carbone/aluminium |
| Années de production | 1999-2011 | Dès 2017 | 2013-2022 |
L’influence de Think sur la révolution de la mobilité durable et ses héritiers
The show must go on, n’est-ce pas ? Même si Think a fini par rendre l’âme après une énième panne de bornes à espoirs, elle laisse derrière elle un héritage savoureux. Les grandes marques – Peugeot, Nissan ou Citroën – parient désormais massivement sur la mobilité électrique, comme si l’arme secrète de l’industrie s’appelait Think-deux-point-zéro. Chez Renault, le slogan “voiture à vivre” aurait pu être “voiture à revivre” en version branchée 230V.
La montée en puissance de Tesla et de Volkswagen dans l’arène électrique n’a pas effacé la trace scandinave. Il suffit de regarder les choix de conception actuels : batteries de plus en plus ingénieuses, architectures modulaires, et designs épurés façon Think City mais avec l’option turbo. Si certains industriels préfèrent désormais s’inspirer des modèles asiatiques comme Hyundai ou Fiat, force est de constater que Think a ouvert une voie, un peu cabossée certes, mais visionnaire.
Des programmes pilotes à l’autrichienne, en passant par l’implantation d’usines surprises aux États-Unis, Think a démontré qu’il était possible pour une start-up nordique de forcer l’attention du monde entier sans même proposer un SUV. Les groupes comme DS Automobiles ou Faraday Future n’hésitent d’ailleurs plus à afficher leur lien de parenté, même lointain, avec les valeurs alternatives de Think, comme en témoignent les analyses sur DS Automobiles ou encore Faraday Future.
L’époque est à la prise de risque et à l’audace. BMW peaufine ses créations, Volkswagen multiplie les déclinaisons, et Kia (cousin coréen non cité plus haut, mais qui mérite sa place) ose des innovations extravagantes. Chaque marque, à sa manière, réinvente la mobilité “Think-ifiée”, dans un monde où chaque électrode compte.
Pour les curieux qui aimeraient plonger dans l’évolution récente du marché français, le dossier spécial sur l’évolution du marché automobile en 2025 s’impose. On y constate que l’héritage Think se lit en filigrane à travers les politiques de marque, l’ouverture aux citadines branchées, et la volonté de démocratiser des solutions qui paraissaient utopiques dans les années 90.
L’avenir des marques électriques construit sur l’audace de Think
Si la Think roule désormais dans le garage des rêves, son esprit s’est dilué dans des projets contemporains. Les start-ups comme FAM Automobiles ou Karma (qui porte bien son nom) poursuivent la quête vers une mobilité propre, à l’instar de Fisker, éternel challenger de Tesla. Les fiches sur Fisker ou Karma détaillent cette ébullition entrepreneuriale née de la volonté d’innover jusqu’au bout de la prise murale.
Les nouveaux modèles électriques, héritiers de l’école Think, n’hésitent plus à explorer des voies inattendues : batteries ultra-légères, carrosseries changeantes, systèmes de recharge autonomes et plateformes partagées. On ne compte plus les start-ups ni les groupes établis qui revendiquent désormais un bout de fil conducteur avec la philosophie Think. Radical Northwest n’est plus uniquement une contrée dans Game of Thrones, mais une promesse de révolution nordique racontée sur Radical Northwest.
Les analystes du secteur soulignent avec humour que “le futur appartient à ceux qui osent penser hors du câble”, un hommage déguisé à la marque norvégienne. Pendant ce temps, de nouveaux concurrents français pointent le bout de leur capot, tels que Mia Electric ou DS Automobiles, fidèles à un esprit pionnier pourtant farouchement scandinave. Pour ceux qui cherchent les racines profondes de la mobilité électrique, plongez dans les ressources pointues de Mia Electric et de l’histoire de DS, en complément des folles aventures Think.
On retiendra que dans chaque badge électrique collé à l’arrière d’une berline flambant neuve, il y a un soupçon d’audace à la norvégienne. Si bien que la saga Think se raconte aujourd’hui dans le sourire complice que s’échangent les passionnés du genre, du cœur de Paris à la toundra du cercle polaire. Une chose est sûre, la légende continue de faire crépiter l’imagination – et parfois même une borne de recharge toute neuve.





