Panther westwinds, une légende britannique de l’automobile de prestige

Table des matières

Panther Westwinds

Année de création :

1971

Arrêt de l’activité :

1990

Notes :

Néo‑classiques; devenu Panther Solo/SS/etc.

Statut :

Disparue

Panther Westwinds. Rien qu’à prononcer ce nom, on sent déjà le cuir qui sent le salon anglais, le chrome qui refuse la corrosion, et le ronronnement feutré du V8, accompagné d’une touche d’excentricité bien britannique ! Dans le monde automobile, certaines marques font plus que vendre des voitures : elles vendent du rêve, de l’audace et une bonne dose d’originalité. Panther Westwinds a osé cette folie sur les routes des seventies et jusqu’à l’aube des années 90. Le constructeur a su séduire les amateurs de néo-rétro, fanas de roadsters sortis tout droit de l’imaginaire de Sir Arthur Conan Doyle sous amphétamines, mais avec la technologie digne d’une Jaguar contemporaine. Parmi ceux qui voulaient échapper à la noble uniformité d’une Bentley ou d’une Rolls-Royce, Panther proposait l’anti-conformisme par excellence. Des histoires qui sentent bon les coups d’éclat, les prototypes improbables (non mais six roues, sérieusement ?) et les naufrages financiers à l’anglaise. Prêts à embarquer pour une plongée dans l’univers fascinant et parfois délirant de Panther Westwinds ? Souquez les chromes, ajustez vos Ray-Ban, la traversée commence avec un rugissement.

Le génie visionnaire de Panther Westwinds et l’héritage de Robert Jankel

En 1972, alors que la Mini drague la classe ouvrière et que la Lotus Esprit veut jouer à James Bond sous la pluie, Panther Westwinds débarque avec un concept aussi improbable que séduisant : le retour du rétro, mais branché sur du Jaguar sous le capot. L’homme derrière la magie, c’est Robert Jankel. Personnaliseur de génie, Jankel ne voulait pas juste créer des voitures : il voulait faire revivre l’âge d’or des gentlemen drivers à la sauce seventies. À Weybridge dans le Surrey, en plein territoire de Morgan, se dresse ainsi un atelier pas comme les autres. Pendant que Bristol cultive son classicisme so british et que TVR fait déjà dans le sauvage, Panther ose revisiter la légende.

Avec la J72, hommage évident à la SS100 et clin d’œil lorgnant vers la noblesse d’Aston Martin, Jankel séduit une clientèle avide d’originalité et de performances modernes, mais sans le côté crispé du puriste. La recette ? Un design intemporel, du cousu-main pour l’intérieur, et des entrailles mécaniques empruntées à Jaguar pour garantir le plaisir sans sacrifier la fiabilité. C’est simple, à côté, la Caterham Super Seven fait presque figure de voiture de fonction pour prof de maths fauché !

Mais Panther Westwinds, ce n’est pas juste un revival rétro. Très vite, la marque développe une réputation sulfureuse dans la personnalisation haut de gamme. Les mirobolants roadsters de Panther se retrouvent régulièrement garés devant les casinos, entourés d’Astons, de quelques Bentley revanchardes et, quand la nuit porte vraiment conseil, d’une McLaren tapie en embuscade dans l’ombre d’un palmier.

Jankel a le sens du détail ironique. Si la Jaguar est le fauve de la modernité sportive, Panther opte tout naturellement pour le félin emblématique : une griffe dans le logo, une promesse d’agilité et d’élégance, mais aussi cette pointe d’espièglerie qui fait la réputation des Anglais. Et soyons honnêtes : il fallait oser, dans l’Angleterre industrielle des années 70, sortir une machine aussi décalée au milieu des Triumph TR6 et des Lotus allégées.

La fantaisie de Panther se traduit aussi par une vraie approche artisanale : les exemplaires sont rares, leur finition quasi-bespoke. C’est le genre de voiture qui, sur un rassemblement, fait grogner la Rolls-Royce stationnée à côté : “Qui ose me voler la vedette ?” Et c’est là que Panther bouscule l’ordre établi, tout en gravant dans l’histoire automobile une empreinte aussi indélébile qu’un chewing-gum sur les mocassins d’un lord pressé.

Année Modèle Panther emblématique Motorisation Points forts
1972 J72 Moteur Jaguar 6 cyl. Style rétro, performances fiables
1974 De Ville V12 Jaguar Luxueuse, inspiration années 30
1977 Panther 6 V8 Cadillac biturbo Design futuriste, 6 roues, gadgets fous
1982 Lima Moteur Vauxhall Popularité, accessibilité relative
1983 Kallista Moteur Ford Aluminium, design évolutif

Pour en savoir plus sur la genèse de Panther et l’esprit Westwinds, le récit détaillé sur Absolutly Cars démêle les influences et les ambitions de la marque en jonglant habillement entre histoires d’atelier et anecdotes aristocratiques. Les roadsters Panther font souffler le vent de l’irrévérence, façon whisky sec au volant d’une Bristol, cigarillo aux lèvres et cheveux au vent.

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Les modèles phares de Panther Westwinds : montagne russe et douce folie anglaise

Si Panther Westwinds mérite bien son statut de légende, c’est surtout grâce à une brochette de modèles qui n’avaient peur ni du kitsch assumé ni d’un clin d’œil osé aux grands noms du passé. Dès la J72, l’inspiration Jaguar saute aux yeux : capot interminable, chromes rutilants, museau prêt à engloutir les kilomètres anglais… et tous les regards. C’est une Lady Gaga des années 70, excentrique, adorée ou moquée, mais dont personne n’ose détourner les yeux !

La De Ville n’est pas seulement connue pour avoir inspiré la voiture de Cruella d’Enfer dans “Les 101 Dalmatiens”. Elle pousse le clin d’œil aux années 30 jusqu’aux extrêmes, mélangeant le charme vintage avec des organes modernes issus de la maison Jaguar. Imaginez cette diva croiser une Lotus Esprit sur la route : deux mondes, deux philosophies, et probablement deux gangs rivaux au village !

Mais Panther ne s’arrête pas là. Avec la Lima et la Kallista, la marque surfe sur la vague néo-rétro alors même que Morgan ne s’est même pas encore demandé si la fibre de verre pouvait convenir à un gentleman. La Lima, avec son moteur Vauxhall, démocratise un peu le rêve Panther, rendant le fauve accessible à une clientèle moins “perruque en soie, caviar à midi”, mais toujours prête à humer la campagne britannique cheveux aux quatre vents. Elle prouve ainsi que l’originalité n’est pas réservée à la Rolls-Royce qui se prend au sérieux ni à l’Aston Martin qui préfère l’underground select.

La Kallista, évolution naturelle, passe à l’aluminium et pioche dans le stock Ford. Moins rare que la Lima, elle séduit quelques irréductibles fans de Caterham ou TVR lassés de devoir appeler la dépanneuse pour chaque sortie dominicale. Elle flirte ainsi avec la modernité tout en gardant ce cachet si Panther : la sportivité du passé, la fiabilité d’un bricoleur génial, et un look qui ferait flancher même le plus coincé des agents Bentley.

Pour dénicher davantage d’histoires croustillantes sur chaque modèle, la lecture des pages cultes de Guide Automobiles Anciennes et de DPM Motors s’impose, mélangeant archives, anecdotes et comparaisons délicieusement décalées avec tout ce que l’Angleterre a pu produire de mieux et de plus loufoque (Morgan, TVR, n’oublions personne !).

Au passage, ceux qui pensent que Panther n’a jamais quitté le territoire britannique en seront pour leurs frais. Certaines autos traversèrent la Manche, non sans difficultés, leur rareté en France étant comparable à celle d’une Packard dans un parking de supermarché. Pour explorer d’autres légendes venues d’ailleurs, les pages dédiées à Pagani ou à Oldsmobile réservent leur lot de surprises et de contrastes.

Modèle Inspiration visuelle Motorisation Production
J72 Jaguar SS100 Jaguar 6 cylindres 376 exemplaires
De Ville Années 30, 101 Dalmatiens Jaguar V12 60 exemplaires
Lima Roadsters 1930’s Vauxhall 900 exemplaires
Kallista Style Lima, aluminium Ford 1300 exemplaires

Voilà comment Panther Westwinds joue la carte du vintage avec brio, rivalisant d’audace face aux ténors bien établis et chatouillant l’ego des Morgan, Bristol ou TVR à chaque feu rouge. Le panorama des modèles Panther, à défaut d’être pléthorique, cultive un standing farouchement original, alliant extravagance et art de vivre à l’anglaise.

La Panther 6 : entre révolution et coup d’éclat technologique

Quand on croit avoir tout vu dans la galaxie auto, Panther balance sa Panther 6 au Salon de Londres 1977. Imaginez la scène : alors que les Ferrari BB512 et Lamborghini Countach font crépiter les flashs, une espèce d’ovni débarque sur le stand Panther. Six roues (oui, six !), un moteur Cadillac V8 biturbo gavé à l’adrénaline et… un intérieur plus équipé qu’un salon d’avion privé. De quoi faire pâlir Jaguar, Morgan et même McLaren, tous laissés sur place côté originalité (et folie furieuse).

La Panther 6, ce n’est pas qu’une expérience de style. C’est un manifeste à la “On ose tout, le reste suivra ou pas !” Téléphone intégré (vive 1977), dashboard électronique, télévision, sièges électriques, clim de camion pour affronter la capricieuse météo anglaise cheveux au vent… La Rolls-Royce du pauvre, c’est pour les autres ! Ici, c’est gadgetland à tous les étages. Et sur la route ? Le bestiau annonce 600 chevaux et vise les 320 km/h. Un vrai missile routier, à mi-chemin entre la Batmobile et le rêve humide d’un ingénieur ayant abusé de la jelly au gin.

Difficile de croire qu’avec si peu de moyens, Panther réussit un coup médiatique pareil. Pas besoin d’une foule d’actionnaires comme chez Bentley ou d’un label “racing” façon Lotus. Ici, deux personnes chez Panther, top secret et jazzy, suffisent à monter le projet en douce. Certains parleraient de génie ; d’autres, de suicide financier. La vérité, c’est que Panther a osé là où d’autres n’auraient même pas imaginé poser leurs tea mugs.

Des prototypes furent produits avec plus ou moins de succès. L’un finit mystérieusement au Moyen-Orient, l’autre traverse le monde comme une rock star vieillissante, allant du Royaume-Uni au Canada, puis à la Grèce avant d’être exfiltrée par un avocat chasseur de licornes roulantes. Une histoire à peine croyable, oscillant entre série noire, roman picaresque et épisode du “Mentalist”. Ni Lotus ni même Caterham n’ont osé des parcours si rocambolesques pour un seul modèle !

Pour aller plus loin dans la saga martienne de la Panther 6 et savourer ses anecdotes savoureuses, le dossier complet sur News d’Anciennes est une pépite, tout comme la chronique débridée de La Voiture.fr. On en ressort avec la certitude que la folie, quand elle est aussi bien troussée, mérite tous les égards.

Le point final de cette odyssée ? Un modèle qui transcende les époques, cultive la rareté et prouve que l’Angleterre sait toujours surprendre, même quand c’est n’importe quoi (mais avec style).

Naufrages financiers, renaissances timides et crépuscule Panther

Panther Westwinds, c’est aussi l’histoire d’une marque qui flirta plus souvent qu’à son tour avec la banqueroute. Dès 1980, après des années de créations flamboyantes, le premier naufrage financier se profile à l’horizon. Si Bentley ou Rolls-Royce savourent alors leurs dégustations de whisky devant la cheminée, chez Panther, c’est ambiance “dernier toast avant disparition”. Les volumes de production, bien que confidentiels, n’ont jamais permis d’atteindre la rentabilité des mastodontes du segment.

L’orchestre ne s’arrête pas tout de suite. Un investisseur coréen, Young Kim, tente le sauvetage, injectant des fonds et l’espoir d’une modernisation avec le projet Panther Solo. Las ! Cette tentative sera confrontée à la rude concurrence de la Toyota MR, prouvant au passage que la raison n’a jamais fait bon ménage avec l’esprit Panther. SsangYong finira par avaler ce qui reste de la firme, emportant la Kallista dans ses bagages, mais n’en tirera guère de profits, la Solo n’étant jamais industrialisée et la Kallista restant rare comme une Bristol dans une brocante.

Et si l’on pensait l’aventure terminée, voilà que Jankel s’offre un dernier tour de piste avec la J99 au seuil des années 2000. Mais comme souvent dans la vie, une mauvaise santé mettra fin à cette ultime tentative. Le décès du fondateur en 2005 laisse la route libre à la nostalgie, aux collectionneurs et aux irréductibles rêveurs friands de carrosseries exubérantes, tout en gardant une distance respectueuse face aux modèles néo-néo-rétro de Caterham ou TVR, jamais aussi baroques ni attachants.

Pour les passionnés avides d’en savoir plus sur les rebondissements de Panther, les récits vivants du Club Panther France et de la historique internationale Panther Car Club sont de véritables mines d’or. À chaque page, on découvre de nouvelles anecdotes, des comparaisons cocasses avec des marques aussi fantasques que Packard, NSU ou même Panhard qui, en leur temps, surent aussi cultiver l’originalité.

Période Propriétaire Modèles phares Situation
1972-1980 Jankel/Résidents britanniques J72, De Ville, Panther 6, Lima Succès d’estime, première faillite
1980-1987 Young Kim Kallista, Solo Production sauvée, succès mitigé
1987-1990 SsangYong Ultime Kallista, Solo Disparition progressive
1999-2005 Robert Jankel, projet J99 Projet J99 Fin tragique, héritage vivace

La saga Panther, entre chutes et rebonds, rappelle finalement que les vrais fous du volant ne meurent jamais vraiment. Ils vivent dans chaque démarreur capricieux, chaque ondée anglaise surprise lors d’un rallye, ou chaque sourire de kids émerveillés lorsque le fauve traverse le village.

Pour se familiariser avec d’autres histoires de marques disparues ou revenues du néant, les récits sur Ora, Panhard ou Oakland illustrent à merveille ce que Panther partage avec toutes les audacieuses : une capacité à transformer les déboires en légende urbaine.

Panther et la galaxie des constructeurs britanniques : duel de style et d’audace

Que serait Panther Westwinds sans la joyeuse concurrence (et la douce rivalité) de ses cousins britanniques aux égouts parfumés à l’essence premium ? Pas grand-chose à vrai dire ! Dans le ring prestigieux du Royaume-Uni, chaque constructeur a sa carte à jouer, son style, son panache. Lotus, par exemple, joue la légèreté absolue, quitte à souffler au vent à la première averse. Morgan campe sur son châssis de bois, regardant d’un œil goguenard la modernité filer à toute vitesse sur la M1. Bentley, Rolls-Royce et Aston Martin ? Les aristocrates de la route, jamais loin d’un club réservé ou d’un green de golf façon Downton Abbey sur pneus slicks.

Panther, au lieu de choisir, détourne les codes. Elle pique la robustesse Jaguar, la folie d’un TVR, la désinvolture Morgan. Elle se pose comme le trait d’union entre les puristes et les hurluberlus de l’automobile. Dans un rassemblement, Panther fait son petit effet : elle ne cherche pas à dominer, elle attire, amuse, surprend. Contrastée, la marque multiplie les clins d’œil : badge félidé, carrosseries iconoclastes, gadgets improbables hérités d’une époque où James Bond croisait Austin Powers.

On oublierait presque McLaren, Bristol ou Caterham, chacun tentant l’originalité par le sport ou le prestige. Panther va à contre-courant, assumant la dérision chic là où Bristol cultive la discrétion, Caterham l’agilité ou McLaren la débauche technologique. Panther n’a jamais réellement cherché à concurrencer qui que ce soit, préférant tracer sa propre voie entre customisation de luxe et folie douce.

Pour remonter le fil de cette famille élargie d’artisans rouleurs, le détour par Le Dauphiné ou Wikipedia offre une vue d’ensemble, complétée par des analyses évoquant d’autres “excentriques” comme Panoz ou Overland. On touche là à une culture garage, mi-blague mi-trajectoire sérieuse, où le flegme britannique tutoie l’insolence la plus décomplexée.

Rien n’illustre mieux cette dualité que de voir une Panther Kallista se frotter à une TVR Griffith lors d’un rallye estival ou de surprendre une J72 garée entre deux McLaren Orange McLaren — image surréaliste assurée, conversations assurément déjantées.

Constructeur Spécialité Signature stylistique Public cible Coup de folie
Panther Rétro luxueux Chromes, gadgets, originalité Esthètes décalés Panther 6
Jaguar Grand tourisme sportif Lignes félines, raffinement Sportifs chic XJ220 déjantée
Aston Martin Sport luxe Design musclé Amateurs d’exclusivité Lagonda, spaceship sur roues
Bentley Hyper prestige Gabarit musclé Gentlemen fortunés Bentley Blower, etc.
Morgan Tradition wood & steel Châssis bois, look hors du temps Romantiques 3 Wheeler
Rolls-Royce Luxe absolu Statuesque, imposant Élite internationale Phantom tout-terrain
TVR Performance brute Angles, sons, folie Hédonistes énervés TVR Sagaris, la furie
Caterham Légèreté radicale Minimalisme Fans de sensations Super Seven
Bristol Distinction discrète Lignes sobres, rareté Dandys discrets Fighter T
McLaren Technologie extrême Aérodynamisme Amoureux de performance F1, P1

Dans ce casting royal, Panther ose un humour élégant et des audaces frôlant l’insolence : un joyau rare, conçu pour briser la routine automobile et faire sourire même la fameuse Reine d’Angleterre. L’aventure continue dans l’imaginaire, dans les club houses et sur tous les forums qui s’enflamment pour des roadsters qu’on croirait sortis d’un cartoon de gentleman allumé.

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