Depuis plus d’un siècle, la carrosserie Zagato symbolise l’audace italienne, la performance et l’innovation, fusionnant avec la crème de l’automobile mondiale. Qu’il s’agisse d’un coup d’œil sur les courbes légendaires de l’Alfa Romeo SZ ou d’un frisson devant la rareté d’une Aston Martin DB4 GT Zagato, la signature milanaise fait vibrer les passionnés. Ce parcours jalonné d’alliances prestigieuses, de records sportifs et de formes sculptées pour défier le vent illustre comment Zagato a gravé dans l’acier une vision unique de l’élégance dynamique. À une époque où chaque supercar se veut œuvre d’art roulante, le nom Zagato n’usurpe pas son aura. Retour sur les secrets et anecdotes de cette maison, où chaque modèle raconte autant une page de l’histoire automobile qu’un rêve d’innovation. Et vous, êtes-vous prêts à succomber à la tentation du Double Bubble ?
Aux origines de Zagato : L’influence de l’aviation, l’irruption dans le luxe et la course
Tout commence en 1919, quand Ugo Zagato, à peine échappé de la Première Guerre mondiale et encore gorgé d’adrénaline aéronautique, s’installe à Milan. Son ambition ? Glisser l’art de l’aviation dans l’univers automobile, allégeant chaque carrosserie plus vite qu’un spritz transalpin un soir d’été. Il réalise ses premiers miracles sur des châssis Alfa Romeo, tels la RL ou la 6C 1750, qui deviendront rapidement les reines du bal sur les pistes de course.
Pour les sceptiques, doubler un Bugatti tout en gardant son brushing impeccable grâce à l’aérodynamisme est un exploit, mais chez Zagato, c’est pratiquement une vocation familiale. Sa vision est claire : chaque gramme superflu part à la poubelle, et tant pis pour le chocolat en trop.
La première vague de légèreté ne se limite pas à l’aluminium. Tout, du galbe des ailes aux bossages du toit, est épuré pour mieux fendre l’air. Cette austérité à l’italienne attire vite les grands noms : Alfa Romeo, bien sûr, mais aussi Fiat et Lancia, friands de performance sans se départir de leur style. Les premiers modèles estampillés Zagato ne tarderont pas à briller lors des grandes compétitions, confirmant que cette maison n’est pas née pour faire de la figuration… même devant Maserati.
Anecdote amusante pour briller lors du prochain rassemblement vintage : c’est pour des raisons aussi terre-à-terre que la bosse du casque de pilote que le fameux “Double Bubble” fait son apparition. Ce toit à double bombage, désormais cultissime (essayez donc d’avoir l’air sérieux quand vous dites que vous roulez dans une “double bulle” !), sera adopté par les belles les plus affûtées de l’écurie italienne. Pour approfondir cette aventure singulière, rendez-vous sur la page Wikipedia de Zagato, véritable mine d’anecdotes techniques et historiques.
| Modèle emblématique | Année d’apparition | Particularité majeure |
|---|---|---|
| Alfa Romeo 6C 1750 GS Zagato | 1930 | Carrosserie super-légère, performances en compétition |
| Lancia Lambda Zagato | 1929 | Utilisation pionnière d’alliages légers |
| Fiat 8V Elaborata Zagato | 1954 | Esthétique fonctionnelle et minimaliste |

Des pionniers de l’aérodynamique à la naissance d’une signature
L’approche quasi obsessionnelle de la réduction du poids et de la résistance à l’air fait de Zagato un comparatif avant l’heure des coachs minceur. Les rivaux — Bertone, Pininfarina, Touring Superleggera — l’observent avec admiration, voire une pointe de jalousie. Déjà, la griffe milanaise impose une dictature de la performance à chaque vis. Le message est limpide : chez Zagato, l’élégance n’est jamais un frein à la vélocité, mais sa meilleure complice. Un état d’esprit qui va transformer la collaboration avec Alfa Romeo en conte de fées motorisé, pour le plus grand plaisir des amateurs du genre.
Âge d’or et collaborations légendaires : Zagato séduit la crème de l’automobile
Au fil des décennies, la maison milanaise déploie ses talents sur les châssis les plus prisés. Des années 50 aux années 70, chaque lancement est une leçon d’ingéniosité, de contre-emphase et d’humour typique des créateurs italiens. La course ne suffit plus : il faut aussi briller dans la rue, avec une élégance dont même Bentley ou Lamborghini rêvent lors de leurs siestes dominicales.
Parmi les tandems les plus iconiques, la collaboration avec Aston Martin donne naissance à la fameuse DB4 GT Zagato. Seulement 19 exemplaires, mais assez de charisme pour rendre jaloux le gratin britannique. On ne compte plus les collectionneurs prêts à hypothéquer leur villa pour acquérir ce saint Graal roulant. Les créations Zagato pour la compétition séduisent également Lancia avec la Flaminia Sport ou encore Fiat avec l’aventureuse 8V.
En parallèle, les duels esthétiques font rage avec Ferrari et Maserati, chacun cherchant à pousser encore plus loin la combinaison beauté-puissance. Petite perle d’atelier : la Tubolare Zagato (Giulia TZ), au châssis tubulaire et aux formes coupées au scalpel, s’octroie une fanbase digne d’une vedette pop. Pour ne rien gâcher, la “double bulle” poursuit sa carrière, rappelant à tous que le pragmatisme peut aussi se teinter d’une touche d’espièglerie italienne. Pour plus de détails, ne manquez pas le site Motorlegend qui retrace ces alliances stratégiques.
| Constructeur | Modèle Zagato phare | Nombre d’exemplaires | Fun fact |
|---|---|---|---|
| Aston Martin | DB4 GT Zagato | 19 | Vendu récemment plus de 10 millions d’euros |
| Alfa Romeo | Giulia TZ | ~112 | Le “tubulaire” préféré des trackdays |
| Lancia | Flaminia Sport Zagato | 526 | Portes arrière façon garde-robe vintage |
L’esprit d’innovation à l’italienne : prototypes et concepts délirants
Loin de se contenter de réinterpréter les classiques, Zagato s’illustre aussi avec des concepts inédits. Le Zele 1000, minuscule coupé électrique imaginé dans les années 70, fait déjà figure de pionnier écolo, bien avant que les parkings ne se garnissent de “Plug-in”. Le constructeur n’a pas pour habitude de s’ennuyer : de Lamborghini à Bugatti, la tentation d’expérimenter, entre lignes tendues et solutions techniques originales, transcende toute crainte du ridicule. L’humour, chez Zagato, c’est de refuser de se prendre trop au sérieux, même lorsqu’il s’agit d’inventer la voiture de demain. Toutes ces aventures sont résumées sur Librairie Passion Automobile, pour un plongeon complet dans l’histoire du studio.
Mutation et renaissance de Zagato : de la crise aux supercars de demain
Même les dieux milanais ne sont pas à l’abri des bouleversements. Les années 80 et 90 voient la modernité gratter à la porte, insistant pour ramener sécurité et recyclage dans les discussions entre fous du volant. Qu’à cela ne tienne, chez Zagato on sait adapter le panache à la réglementation : la collaboration avec Nissan sur la Stelvio nippone ou la transposition d’esthétiques radicales pour séduire le marché japonais en témoignent. Soudain, voir un héritier de la Nissan Leopard grimé façon coupé milanais, c’est comme croiser une Fiat en smoking sur le tapis rouge. Décalé, audacieux, mais toujours fidèle à l’esprit de la maison.
La marque repense également le duo forme-fonction avec brio lors de la diversification vers électromobilité. Le Mostro Barchetta de 2020, clin d’œil exalté à Maserati, fait palpiter les cœurs des puristes en quête de sensations à l’ancienne. Les valeurs d’origine, portées désormais par Andrea Zagato et Marella Rivolta, s’enrichissent d’une dimension futuriste : nouveaux matériaux, numérique, intelligence artificielle… sans jamais céder à la banalité mondialisée.
Non content de coacher Ferrari à relever le gant du style, Zagato sert à l’industrie un rappel savoureux : l’innovation, pour être vraiment italienne, se doit d’être plus drôle que le dernier gag de Toto sur la Via Tortona. Pour ceux qui souhaitent tutoyer leurs rêves automobiles, tous les modèles mythiques se retrouvent désormais sur La-Voiture.fr et IxoCollections, parfait pour recenser les multiples vies du carrossier le plus versatile d’Italie.
| Période | Innovation | Collaboration marquante |
|---|---|---|
| Années 1980-90 | Normes de sécurité, design internationalisé | Nissan (Autech Stelvio Zagato) |
| Années 2000+ | Technologies composites, digitalisation | Aston Martin (DB7 Vantage, Vanquish Zagato) |
Quand les supercars rencontrent l’héritage : le retour en fanfare avec Aston Martin
Impossible de parler de la résurrection Zagato sans saluer la redécouverte du tandem ultra-glamour avec Aston Martin. Les DB7 Vantage Zagato et Vanquish Zagato, roadsters et coupés au pedigree racé, annoncent une nouvelle ère pour les amoureux du “less is more”. Les britanniques cèdent sans trop batailler : personne ne résiste à ce mariage explosif entre élégance coupée au cordeau et muscles dignes d’une paisible BEV survoltée. Pour pénétrer dans le club très select des aficionados, direction JeuneJolie, guide ultime du raffinement sur quatre roues.
Zagato aujourd’hui : Nouvelles technologies, collaborations mondiales et obsession du détail
En 2025, Zagato n’est plus seulement synonyme de cabriolets d’anthologie ou de berlinettes faites pour la Dolce Vita. C’est une entreprise capable de jongler entre création de supercars rarissimes et conception de véhicules pour les transports publics du futur. Le studio de Rho, près de Milan, continue de séduire par son audace et son amour du détail, alors que les familles Benzini et Rivolta garantissent la tradition dans une équipe désormais aguerrie aux défis de la mobilité contemporaine.
L’apparition de modèles comme l’Iso Rivolta GTZ, hommage néo-rétro aux illustres GT du passé, prouve que la marque n’a rien perdu de son mordant. À l’ère du composite et de l’IA, la chasse au kilo superflu reste un jeu d’enfant pour les artisans de Zagato, qui savent aussi capter la lumière sur les carrosseries comme un chef op’ sur un plateau de cinéma fellinien. Pour explorer l’influence actuelle du carrossier, l’Automobile Club de Suisse propose une rétrospective sur ce savoir-faire unique.
| Voiture récente | Rareté | Moteur |
|---|---|---|
| Izo Rivolta GTZ | Ultra-exclusive (moins de 20 exemplaires) | V8 bi-turbo (630 ch) |
| Mostro Barchetta | 12 exemplaires | Inspirée Maserati, V8 atmosphérique |
Comment la tradition artisanale se conjugue avec la haute technologie
Pour rester dans la course, Zagato jongle habilement entre techniques traditionnelles et innovations numériques. Les nouveaux matériaux composites, les finitions sur-mesure et les motorisations hybrides ou full électriques s’intègrent sans jamais trahir la philosophie originelle : faire rimer “wow” et utilité. Le carnet de commandes reste confidentiel, car pour entrer dans la famille Zagato, mieux vaut afficher un goût certain pour l’exclusivité… et un portefeuille bien garni. Vous pouvez suivre les nouveautés les plus fraîches sur Marques-de-Voitures.com, où chaque starlette motorisée reçoit l’attention qu’elle mérite.
Héritage du style Zagato et impact sur le design automobile contemporain
L’apport de Zagato à l’imaginaire automobile ne se résume pas à quelques silhouettes spectaculaires. Le studio de Rho a posé au fil des décennies les jalons d’une grammaire du style : lignes tendues, recherche de la pureté, légèreté revendiquée, obsession du détail juste, minimalisme assumé… et ce fameux double bossage, synonyme de performance. Le marché des collectionneurs, toujours friand de rareté et d’exclusivité, ne tarit pas d’éloges. Les ventes aux enchères pulvérisent des records chaque saison, comme lors de l’incroyable enchère de 2018 où une DB4 GT Zagato est partie pour la modique somme de… 10 millions d’euros, rien que ça !
Le style Zagato influence aujourd’hui le travail de nombreux créateurs, bien au-delà de l’Italie. De l’exubérance rétro d’une Alfa Romeo à la sportivité des dernières Fioravanti ou au patrimoine revisité d’Isotta Fraschini, le mot d’ordre reste le même : créer la surprise, sans céder aux diktats du banal. Les rencontres entre tradition et ultra-modernité, entre artisanat et innovation technologique, font de chaque Zagato autant une œuvre d’art qu’une vitrine roulante de l’excellence italienne. Ne ratez pas les portraits croisés avec Italdesign ou Touring Superleggera sur Touring Superleggera et Italdesign pour comparer les différentes écoles de style.
| Modèle Zagato | Marque partenaire | Période | Caractéristique signature |
|---|---|---|---|
| DB4 GT Zagato | Aston Martin | 1960s | Lignes fluides, double bossage de toit |
| Giulietta SZ | Alfa Romeo | 1960s | Châssis ultraléger, minimalisme pur |
| Mostro Barchetta | Maserati | 2020s | Clin d’œil vintage, matériaux innovants |
Pourquoi le “Double Bubble” est à l’auto ce que la fourchette est aux spaghettis
Entendons-nous bien : une Zagato sans double bossage, c’est un peu comme un espresso sans mousse. Cette petite excentricité technique, née d’un besoin purement fonctionnel (loger le casque sans casser la ligne), est rapidement devenue la marque des artisans géniaux. Oser rouler avec ce toit atypique, c’est intégrer un club très fermé, où l’on préfère discuter injection, aluminium et rigolades que plastique chromé.








